Enceintes connectées : Amazon vous écoute

Les appareils connectés sont-ils susceptibles de violer notre vie privée ? Amazon reconnaît qu'une partie de ses salariés enregistre et analyse les conversations captées au travers des petites enceintes connectées que certains possèdent chez eux. 700 millions de personnes utiliseraient ces appareils.

France 2

D'apparence, elle est discrète. Le problème, c'est qu'elle entend tout et qu'elle peut tout répéter. Alexa, c'est une enceinte connectée. Vous pouvez lui poser des questions ou lui donner des ordres. Un objet à la mode que son créateur, Amazon, a décidé de suivre de très près. Partout dans le monde, la firme paie des employés pour écouter 9 heures par jour ce que captent ces engins connectés. C'est ce qu'affirme une très sérieuse agence de presse américaine. Pour certains amateurs de technologie, c'est un choc. En magasin, certains vendeurs eux-mêmes semblent étonnés.

Des données recueillies pour "mieux comprendre" les utilisateurs ?

Amazon reconnaît les faits à sa façon. Le géant américain refuse de parler d'un système d'écoute, mais confirme un recueil de données "afin qu'Alexa puisse mieux comprendre vos demandes", ajoutant que "les employés n'ont pas d'accès direct à des informations qui leur permettraient d'identifier une personne". Un système anonymisé, donc, et pas forcément illégal. Renaud Lifchitz, spécialiste des objets connectés, a décortiqué la notice de l'appareil. Seule parade pour l'instant : effacer soi-même, via un téléphone portable, la mémoire de cette indiscrète.

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Une enceinte connectée HomePod présentée dans une boutique Apple de San Francisco (Californie), le 9 février 2018.
Une enceinte connectée HomePod présentée dans une boutique Apple de San Francisco (Californie), le 9 février 2018. (JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)