Accusé de jeter des millions de produits neufs invendus, Amazon se défend

Le géant de la vente en ligne assure que "seulement une petite fraction des produits invendus est détruite".

Le centre de distribution d\'Amazon à Saran (Loiret), le 26 octobre 2018.
Le centre de distribution d'Amazon à Saran (Loiret), le 26 octobre 2018. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Amazon répond aux accusations de "Capital". Le magazine de la chaîne M6 a révélé, dimanche 13 janvier, que des millions de produits neufs invendus étaient envoyés à la destruction par le géant de la vente en ligne. Lundi, l'entreprise américaine s'est défendue sur son compte Twitter de jeter l'ensemble de ses invendus.

"Seulement une petite fraction des produits invendus est détruite, la grande majorité est recyclée, revendue, retournée ou donnée", assure Amazon, qui précise faire "régulièrement des donations" aux associations caritatives.

"Pas économiquement viable"

Le reportage de "Capital" a également dévoilé les clauses des contrats noués entre la plate-forme d'Amazon ("market place") et les vendeurs tiers qu'elle héberge et dont elle stocke les produits dans ses entrepôts. Ces accords prévoient qu'en cas d'invendus, soit les marchandises sont renvoyées, soit elles sont détruites, même neuves. Amazon explique que "les réglementations en vigueur (...) imposent que les vendeurs s'acquittent de la TVA sur les donations", "ce qui n'est pas économiquement viable", fait valoir l'entreprise.

Interrogée par "Capital" dimanche, la secrétaire d'Etat française à la Transition écologique Brune Poirson a rappelé que "dans les mois à venir, une loi [sur l'Economie circulaire] va passer au Parlement qui va interdire" la destruction des invendus neufs. Amazon, pour sa part, assure s'efforcer de "réduire le nombre de produits pour lesquels [il n'a] d'autre choix que la destruction".