Industrie du tabac : publicité illégale chez les buralistes ?

a revoir

Présenté parDavid Pujadas

Diffusé le 22/10/2013Durée : 00h40

Les fabricants de cigarettes sont-ils prêts a tout ? C'est un cadre commercial de haut niveau qui a révélé ce scandale. Les grandes marques n'hésitent pas à offrir des pots de vin a certains bureaux de tabac en échange de publicité illégale. Là où l'affaire se corse encore un peu plus, c'est que beaucoup des buralistes sollicités sont installes près des lycées et des universités.

C'est une habituée des scandales. L'industrie du tabac ne cesse de flirter avec l'illégalité. Après avoir minimise les dangers de la cigarette sur la santé, après ses stratégies pour rendre les fumeurs toujours plus accros, l'industrie du tabac continuerait ses petits arrangements avec la loi. Aujourd'hui, le but est de remplir les bureaux de tabac de publicité illégale et transgresser la loi Evin. Ces révélations, c'est ce cadre de l'industrie du tabac qui les livre. Il témoignage à visage cache pour ne pas être reconnu par sa direction. Son métier: proposer des pots de vin aux buralistes pour qu'ils affichent de la publicité interdite.

C'est "vous mettez de la publicité, je vous donne de l'argent".

En échange d'argent offert aux buralistes, ce commercial serait chargé de promouvoir sa marque partout dans le bureau de tabac.

Le tabac idéal aura un écran sur le comptoir, il aura un autocollant au sol vendant les mérites de marques. Il aura une ou deux publicités qui clignotent ou bougent. Quand il aura fait ça, il aura fait un très bon travail.

Des publicités totalement interdites. La loi Evin est très claire, elle n'autorise que de simples affichettes de 60 cm sur 80. Pour vérifier, nous sommes allés en caméra cachée dans des bureaux de tabac. Tout n'est pas légal. Ces écrans numériques : interdit. Cette affiche de plus d'un mètre : Cette publicité : interdite. Nous interrogeons une buraliste. Elle se défend d'être rémunérée par les cigarettiers.

Un bureau de tabac à proximité d'un lycée peut faire jusqu'à 8000 euros par an.

Ils affirment que les cigarettiers ne craignent pas les condamnations.

Au pire il risque une petite amende qui fait rire.

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