VIDEO. Les pompiers volontaires face à la crise des vocations

Dangereuse et peu rémunérée, l'activité de pompier volontaire attire de moins en moins de Français.

Des missions dangereuses, des horaires difficiles, une rémunération faible : les Français sont de moins en moins nombreux à se porter candidat pour devenir pompiers volontaires. Une équipe de France 2 a pu le constater en s'immergeant dans la vie d'une caserne à Agen.

46 000 volontaires en moins depuis dix ans

Le sergent Alain Hilbert le reconnaît : être pompier est une passion, mais aussi un sacrifice. Une vocation à laquelle il faut "donner du temps au détriment de [sa] famille". Si les professionnels comme lui gagnent en moyenne 1 800 euros par mois, les volontaires, en revanche, reçoivent une indemnité horaire, inférieure à 10 euros de l'heure.

Des conditions peu avantageuses qui expliquent sans doute en partie le départ de près de 46 000 pompiers volontaires en dix ans. De même que la crise économique, puisque les entreprises rechignent de plus en plus à libérer leurs employés pour effectuer leurs missions.

Face aux pompiers réunis en congrès, samedi 4 octobre à Avignon, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a réitéré son objectif : un retour à 200 000 volontaires en 2017, contre 193 000 aujourd'hui.

Des pompiers attendent le Premier ministre dans un caserne à Metz (Moselle), le 23 janvier 2014.
Des pompiers attendent le Premier ministre dans un caserne à Metz (Moselle), le 23 janvier 2014. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)