Le Sénat adopte définitivement le don de jours de repos à un collègue dont l'enfant est malade

Tout salarié peut désormais faire don de jours de repos à un de ses collègues en charge d'un enfant gravement malade, âgé de moins de 20 ans.

JOSEE BLANC-LAPIERRE - EVELYNE GOLDMAN - ALAIN LOCASCIO / FRANCE 2

Il est possible d'offrir ses RTT. Le Sénat a définitivement adopté le don de jours de repos à un collègue dont l'enfant est malade, mercredi 30 avril 2014. La proposition de loi, déjà votée par l'Assemblée, donne la possibilité à tout salarié de faire don de jours de repos à un de ses collègues en charge d'un enfant gravement malade, âgé de moins de 20 ans.

Francetv info revient sur cette avancée.

Qu'est-ce que cela va changer ?

Cette possibilité existe déjà dans des entreprises du secteur privé dans le cadre d'accords collectifs, mais elle n'est pas prévue dans le secteur public. "Ce texte est porté par une véritable attente au sein de la population, par un besoin de solidarité et d'entraide mutuelle", a estimé la rapporteur Catherine Deroche (UMP).

En février dernier, des policiers avaient voulu offrir leur RTT à un collègue dont la fille attendait une greffe de moelle osseuse à l'hôpital. Mais cette initiative avait été refusée par la direction de la police. La loi devrait régler ce problème.

Combien de personnes sont concernées ?

"Environ 1 500 familles attendent ce geste-là", estime le député UMP Paul Salen, auteur de cette proposition de loi. "Le corps médical demande que les parents soient là, mais à un moment il faut que l'on puisse le faire sans pouvoir trop perdre d'argent", explique Serge Salichon, qui a bénéficié il y a 7 ans de la générosité de ses collègues de travail pour soutenir sa fille malade d'un cancer. "J'ai trouvé ça grandiose."

Le Sénat lors du discours du Premier ministre Manuel Valls pour expliquer les grandes lignes de sa politique, le 9 avril 2014.
Le Sénat lors du discours du Premier ministre Manuel Valls pour expliquer les grandes lignes de sa politique, le 9 avril 2014. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)