Une ex-militante critique la "soumission" imposée au sein des Femen

Après un an et demi passé au sein du groupe, une ancienne Femen critique désormais ses méthodes dans "Le Figaro".

Des activistes du mouvement Femen à Notre-Dame de Paris, le 12 février 2013.
Des activistes du mouvement Femen à Notre-Dame de Paris, le 12 février 2013. (JOEL SAGET / AFP)

Elle était là lors de l'action seins nus dans Notre-Dame de Paris, il y a tout juste un an. Dans un livre en préparation, une ex-Femen fait part de sa "déception" vis-à-vis du mouvement, raconte mardi 11 février Le Figaro, qui a rencontré l'ancienne activiste.

Après un an et demi de militantisme aux côtés des Femen, la trentenaire française a décidé de quitter le groupe, désabusée face à la "désorganisation" et la "discrimination" qui régneraient au sein du mouvement.

Obligée d'être disponible "24 heures sur 24"

Elle évoque même un phénomène d'emprise. "On prépare ton esprit à l'intérieur pour l'extérieur, assure-t-elle. Tu ne penses plus par toi-même mais par le groupe, tu ingurgites ce qu'on t'apprend." A force de répéter inlassablement les principes des Femen, elle constate "un total lâcher-prise vis-à-vis du groupe et de la volonté à l'esprit critique".

L'activiste est censée être disponible "24 heures sur 24", un esprit en contradiction, selon elle, avec le discours des Femen : "Tu acceptes lentement une soumission que tu refuses à l'extérieur." Dénonçant ces méthodes, le député UMP du Rhône Georges Fenech a demandé la dissolution du groupe, dont il dénonce les actions "à caractère sectaire".

Malgré ses critiques, l'ancienne militante se revendique toujours proche de l'idéologie des Femen. Elle ne serait pas la seule à avoir choisi de quitter le groupe : d'après elle, la quarantaine d'activistes des débuts est passée à une quinzaine seulement aujourd'hui.