Un soldat français des forces de l'Otan en Afghanistan a été tué vendredi par un tir d'artillerie d'insurgés

Le brigadier, dont l'identité n'a pas été précisée, appartenait au premier régiment de hussards parachutistes de Tarbes.Au moins cinq civils, dont deux enfants, ont été tués samedi dans un raid aérien de l'Otan dans l'est du pays, ont indiqué le chef de la police locale et le représentant local du ministère de la Santé.

Des soldats français du 92ème régiment d\'infanterie de Clermont-Ferrand, près de Kaboul, le 14 novembre 2002.
Des soldats français du 92ème régiment d'infanterie de Clermont-Ferrand, près de Kaboul, le 14 novembre 2002. (AFP - Jack Guez)

Le brigadier, dont l'identité n'a pas été précisée, appartenait au premier régiment de hussards parachutistes de Tarbes.

Au moins cinq civils, dont deux enfants, ont été tués samedi dans un raid aérien de l'Otan dans l'est du pays, ont indiqué le chef de la police locale et le représentant local du ministère de la Santé.

Le soldat français avait pris place dans un escadron blindé et le poste de combat où il se tenait a subi un tir d'artillerie d'insurgés, a expliqué samedi la présidence de la République dans un communiqué.

Selon l'état-major des armées à Paris, l'incident s'est produit sur une route stratégique que les forces françaises et afghanes tentent d'arracher au contrôle des talibans, l'axe Vermont, entre la base de Tagab, au sud de la province de Kapisa, et le district de Surobi, plus au sud et dont la responsabilité leur incombe également.

"Ce poste de combat a été vraisemblablement atteint par un tir de canon sans recul, une arme anti-char", a précisé l'amiral Christophe Prazuck, de l'état-major

Les deux blessés "très graves" ont été ensuite héliportés vers l'hôpital militaire français de l'aéroport international de Kaboul, où le brigadier a succombé à ses blessures. "L'interprète afghan est toujours en soins intensifs mais ses jours ne sont plus en danger", a ajouté l'amiral Prazuck.

Toujours selon lui, les forces françaises ont répliqué par un tir de missile Milan en direction des trois tireurs, repérés dans les environs du poste de combat.

Nicolas Sarkozy, qui a appris "avec une grande tristesse" ce décès vendredi soir, "présente à la famille de la victime et à ses proches ses plus sincères condoléances et s'associe à leur douleur. Il souhaite un prompt rétablissement au blessé. Ses pensées vont également à ses compagnons d'armes", indique encore le communiqué.

Ce décès porte à 44 le nombre de soldats français morts en Afghanistan depuis leur déploiement dans ce pays en janvier 2002.

La France compte à ce jour quelque 3.750 soldats sur le théâtre des opérations afghan, dont près de 3.500 en Afghanistan même. La plupart sont stationnés en Kapisa et Surobi.