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Un policier qui avait grièvement blessé un lycéen avec un "super flash-ball" va passer en correctionnelle

C'est ce qu'on a appris vendredi auprès du procureur de la République de Nantes. Le juge n'a pas suivit les réquisitions du parquet qui avait réclamé un non-lieu.Le policier avait tiré sur le jeune homme âgé de 17 ans lors de l'évacuation du rectorat de Nantes occupé par des manifestants le 27 novembre 2007.
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 (AFP Bertrand Guay)

C'est ce qu'on a appris vendredi auprès du procureur de la République de Nantes. Le juge n'a pas suivit les réquisitions du parquet qui avait réclamé un non-lieu.

Le policier avait tiré sur le jeune homme âgé de 17 ans lors de l'évacuation du rectorat de Nantes occupé par des manifestants le 27 novembre 2007.

Le policier a été renvoyé devant un tribunal correctionnel pour coups et blessures volontaires par agent de la force publique.

Le parquet de Nantes avait estimé que "le gardien de la paix avait exécuté un ordre de tir ni illégal, ni disproportionné, l'information judiciaire ayant établi que des pluies de projectiles avaient été jetées sur les forces de l'ordre".

Le policier avait tiré avec un "lanceur de balles de défense", un "super flash-ball" alors en expérimentation, réputé sept fois plus puissant qu'un pistolet classique de ce type.

Le lycéen a depuis perdu l'usage de son oeil droit.

Des blessures très graves
En mars 2009, un étudiant avait été grièvement blessé à l'oeil par un tir de flash-ball lors d'une manifestation à Toulouse (Haute-Garonne) et un accident similaire, quatre mois plus tard à Montreuil (Seine-Saint-Denis), avait relancé la polémique sur l'usage de ces armes "non-létales".

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