Cet article date de plus de cinq ans.

Un facteur du Doubs se suicide et met en cause La Poste dans une lettre

La direction de l'entreprise dit son "incompréhension" face à la mort de cet homme de 53 ans.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.
Un facteur tamponne des lettres dans un bureau de poste le 26 septembre 2013 à Lesquin (Nord). (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Sa famille a médiatisé l'affaire conformément à ses dernières volontés. Un facteur de 53 ans s'est pendu à son domicile à Pontarlier (Doubs) le 17 juillet dernier, en laissant une lettre dans laquelle il met en cause La Poste, a révélé L'Est Républicain jeudi 25 août.

Dans ce courrier posthume, retranscrit dans les pages du quotidien régional, le défunt écrit que "depuis quelques années, La Poste a petit à petit détruit ses employés, les vrais postiers, ceux qui avaient le contact avec les gens""En ce qui me concerne, ils m'ont totalement détruit", affirme-t-il, avant d'ajouter "alors bougeons avec La Poste et mourrons grâce à La Poste".

Dépression, arrêt maladie et préretraite

Charles Griffond était employé à La Poste depuis 1982 et facteur depuis 1995. Depuis novembre 2015, il était en préretraite. "Il ne devait plus revenir au travail jusqu'à son départ en retraite, fin octobre 2016", a souligné La Poste, expliquant qu'il avait eu un "problème de santé" fin 2014 qui l'avait "conduit en arrêt maladie"

Selon sa famille, le facteur, qui aimait "le côté humain" de son travail, était en dépression. "Mon frère disait qu'on lui avait rajouté des boîtes aux lettres, qu'on l'avait chronométré et qu'on lui avait dit qu'il n'allait pas assez vite dans sa tournée à vélo", confie une de ses sœurs. La direction de La Poste a fait part de son "incompréhension" face à la mort de ce facteur "apprécié" et "connu par les habitants qui appréciaient son professionnalisme et son sens du service". La famille n'a,elle, pas l'intention de déposer plainte.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers France

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.