Trois restos chics de Paris fermés en raison d'un trafic de cocaïne

Il s'agit d'une fermeture administrative, comprise entre quarante-cinq jours et quatre mois, ordonnée par le préfet de police de Paris.

Le restaurant La Bocca, dans le 2e arrondissement de Paris, est fermé administrativement, comme le Baci et l’Escargot.
Le restaurant La Bocca, dans le 2e arrondissement de Paris, est fermé administrativement, comme le Baci et l’Escargot. (LE PARISIEN / MAXPPP)

Trois restaurants chics de Paris ont dû fermer leurs portes temporairement, conséquence du démantèlement d'un vaste réseau de trafiquants de drogue par la brigade des stupéfiants, indique lundi 14 mai Le Parisien. Il s'agit de fermetures administratives, comprises entre quarante-cinq jours et quatre mois et ordonnées par le préfet de police de Paris. "Une décision relativement rare concernant trois restaurants haut de gamme", précise le quotidien. 

Le trafic de cocaïne aurait duré de nombreux mois au sein de trois établissements, le Baci (rue de Turenne, dans le 3e arrondissement), qui est exploité par Thierry Costes, héritier de l’empire du même nom ; la Bocca (rue de Montmartre, dans le 2e arrondissement) et l’Escargot (rue Montorgueil, dans le 1er arrondissement). Au cours de l'enquête, des résidus de cocaïne et des emballages ayant contenu le même produit ont été retrouvés dans un endroit réservé aux employés du Baci.

C'est un des deux dealers, proche du patron de l’Escargot et de la Bocca, qui a permis aux policiers de réaliser l’ampleur du trafic. Une source proche du dossier raconte : "Une centaine de clients se fournissaient auprès de ces deux trafiquants et de plusieurs de leurs complices, explique une source proche de l'affaire. Ils agissaient tous les soirs à partir de 18 heures et jusqu’au lendemain matin, aux abords ou à l’intérieur de bars et de restaurants situés dans le centre de Paris et identifiés par la suite".