Santé : le ras-le-bol des infirmières libérales

Sur les 638 000 infirmières et infirmiers français, près de 20% travaillent dans le secteur libéral. Bien souvent, ils soignent les patients chez eux et doivent cumuler les actes lorsqu'il s'agit de personnes âgées. France 3 a rencontré une infirmière qui n'a pas l'impression que son travail est reconnu.

FRANCE 3

Pour Valérie, infirmière libérale, c'est la course toute la journée. D'un patient à l'autre. En voiture, à pied, elle n'arrête jamais. Chaque jour, elle soigne une quarantaine de personnes. En ce moment, elle forme aussi Camille, étudiante en première année d'école d'infirmière. En vingt ans d'exercice, le métier a beaucoup changé. Les patients restent moins longtemps à l'hôpital et les infirmières contribuent de plus en plus au maintien des personnes âgées à domicile.

Onze heures de travail par jour

Problème : la plupart des tâches assumées par les infirmières libérales à domicile ne sont pas reconnues dans la liste des soins infirmiers, comme mettre ou retirer des bas de contention, acte délicat et chronophage. "C'est un soin. Il n'existe pas dans la nomenclature, sur la liste référencée avec la CPAM, donc je ne serai pas payée pour ce que je suis en train de faire", explique Valérie. Elle travaille du lundi au dimanche, une semaine sur deux, mais onze heures minimum par jour.

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Des infirmiers dans le service de chirurgie orthopédique des hôpitaux du Léman, à Thonon (Haute-Savoie), le 21 mai 2015.
Des infirmiers dans le service de chirurgie orthopédique des hôpitaux du Léman, à Thonon (Haute-Savoie), le 21 mai 2015. (AMELIE-BENOIST / BSIP / AFP)