Quatre personnes ont été blessées lundi lors d'explosions dues à des réactions chimiques dans une usine de polymères

Une "importante erreur humaine" est à l'origine des explosions dans l'usine SNF, classée Seveso, a annoncé la direction de l'entreprise située près de Saint-Etienne.Aucune fuite de matières dangereuses n'a été détectée par les pompiers et il n'y a pas de danger particulier pour la population, a affirmé le directeur de cabinet du préfet de la Loire.

Evacuation des blessés après deux explosions dans l\'usine chimique SFN à Anrézieux-Bouthéon (Loire), le 23 novembre 09
Evacuation des blessés après deux explosions dans l'usine chimique SFN à Anrézieux-Bouthéon (Loire), le 23 novembre 09 (F2)

Une "importante erreur humaine" est à l'origine des explosions dans l'usine SNF, classée Seveso, a annoncé la direction de l'entreprise située près de Saint-Etienne.

Aucune fuite de matières dangereuses n'a été détectée par les pompiers et il n'y a pas de danger particulier pour la population, a affirmé le directeur de cabinet du préfet de la Loire.

Les deux salariés les plus grièvement touchées ont été projetés par les deux explosions survenues dans le même atelier, la première à 17h45 et la seconde dix minutes plus tard, a précisé à l'AFP le commandant Gilles Cornairen des pompiers de la Loire.

"Il y a eu un mélange qui n'aurait pas dû avoir lieu entre deux produits qui sont incompatibles, cela a expliqué l'explosion d'un fût" à 17h45, a expliqué René Pich, PDG de la SNF, premier producteur mondial de polyacrylamides et de floculants pour le traitement de l'eau. Selon lui, la seconde explosion a été provoquée par un mélange de cette substance avec de l'eau, dans un béquet en verre.

Deux des blessés ont été transportés par hélicoptère vers un hôpital lyonnais spécialisé dans le traitement des grands brûlés, a indiqué le commandant des pompiers Gilles Cornaire. Outre les brûlures, les deux hommes souffrent de fractures, a-t-il ajouté.

Aucune fuite de matière dangereuse n'ayant été détectée par les pompiers, il n'y a pas de danger pour la population et donc pas de mise en oeuvre d'un plan particulier d'intervention dans cet établissement classé Seveso, a indiqué le directeur de cabinet du préfet de la Loire.

L'usine de plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés, située à une quinzaine de kilomètres de Saint-Etienne, a été partiellement évacuée "par mesure de précaution". Installé dans une zone industrielle éloignée de toute habitation, ce site abrite le siège du groupe SNF, premier fabricant mondial de floculants pour le
traitement de l'eau et qui emploie quelque 700 salariés et 3.000 dans le monde.