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Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : une première maison détruite

Un important convoi de forces de l'ordre sécurise les abords du site, en Loire-Atlantique, alors que 150 opposants ont été évacués mardi. 

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France Télévisions
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Un bulldozer détruit une maison sur le site du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes (Loire-Atlantique), le 17 octobre 2012.  (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)

SOCIETE – La tension s'accentue entre les anti-aéroport et les forces de l'ordre. Au lendemain de l'évacuation de 150 opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), la police a poursuivi ses opérations de sécurisation des sites d'accueil, mercredi 17 octobre. Une première maison a été détruite.

Ce projet d'aéroport, destiné à remplacer en 2017 l'actuel aéroport de Nantes Atlantique, a été déclaré d'utilité publique par l'Etat et soutenu par les collectivités locales socialistes. Cependant, il est contesté sur place par les agriculteurs et les anarchistes venus s'y installer, ainsi que, à l'échelle nationale, par EE-LV, le Parti de gauche ou le MoDem. 

Onze lieux expulsés

Peu après 9 heures, mercredi, une pelleteuse a commencé à détruire une ferme appelée "Les planchettes", tandis qu'un important convoi de forces de l'ordre en sécurisait les abords. Celles-ci ont également mis en place des barrages pour limiter l'accès des habitants et des journalistes au périmètre. Les cars scolaires ne peuvent plus y passer.

Les forces de l'ordre procèdent à "la sécurisation physique des sites" et protègent "les entreprises qui vont intervenir", indiquait-on mercredi matin à la préfecture de Loire-Atlantique. Le préfet, Christian de Lavernée, avait indiqué mardi que les renforts de cinq cents gendarmes et CRS venus pour expulser onze lieux occupés illégalement resteraient sur place "quelques jours". "Ces maisons vont être démolies, certaines dans les deux ou trois jours, d'autres d'ici une quinzaine de jours" en raison de la présence d'amiante, avait également indiqué le préfet. 

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