VIDEO. Nouvelle-Calédonie : le massacre de la grotte d'Ouvéa, en 1988, aurait-il pu être évité ?

A partir de jeudi, Emmanuel Macron se rendra en Nouvelle-Calédonie, à six mois d'un référendum d'indépendance sur l'île, et trente ans après les événements tragiques de la grotte d'Ouvéa. France 3 a retrouvé les acteurs de cette époque. 

France 3

C'est une île synonyme de tragédie : une prise d'otages, qui finit en bain de sang : dix-neuf Kanaks et six militaires tués au total. Retour sur une affaire qui aura bouleversé la France, en pleine campagne présidentielle. En ce mois d'avril 1988, la situation est explosive en Nouvelle-Calédonie. À Ouvéa, la gendarmerie est prise d'assaut par des militants indépendantistes. L'opération tourne au cauchemar : quatre gendarmes sont tués, 26 autres pris en otage. Stupeur en métropole, mais aussi dans les rangs kanaks.

700 hommes envoyés à Ouvéa

Pour les militants que nous avons rencontrés, l'occupation devait rester pacifique : "Quand les gendarmes ont commencé à paniquer, ils ont commencé à tirer, c'est là que les militants ont commencé à tirer un peu partout", se souvient Jonas Adeda, ancien ravisseur. Le drame intervient au milieu d'une présidentielle sous tension entre François Mitterrand et son Premier ministre Jacques Chirac, qui s'empare du dossier Ouvéa. Il réquisitionne l'armée et demande au général Vidal de superviser les opérations. Sept cents hommes débarquent à Ouvéa, l'armée installe son QG dans la tribu de Gossanah.

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Le général Jacques Vidal, commandant supérieur des forces armées de la Nouvelle-Calédonie, pose dans la grotte de Gossanah, le 6 mai 1988 à Ouvéa.
Le général Jacques Vidal, commandant supérieur des forces armées de la Nouvelle-Calédonie, pose dans la grotte de Gossanah, le 6 mai 1988 à Ouvéa. (- / AFP)