Nicolas Sarkozy a refusé de gracier Dany Leprince. Sa condamnation à perpétuité avait été confirmée en avril.

"Ce refus a été notifié il y a une quinzaine de jours", a déclaré Me Baudelot à l'AFP, confirmant une information du NouvelObs.com.

Dany Leprince le 6 avril 2011 au Palais de justice de Paris.
Dany Leprince le 6 avril 2011 au Palais de justice de Paris. (MIGUEL MEDINA / AFP)

"Ce refus a été notifié il y a une quinzaine de jours", a déclaré Me Baudelot à l'AFP, confirmant une information du NouvelObs.com.

Accusé par sa femme et sa fille d'avoir commis un quadruple meurtre en 1994, Dany Leprince avait avoué ces meurtres en garde à vue, avant de se rétracter. Il clame depuis son innocence.

La requête en révision de Dany Leprince avait été rejetée le 6 avril par la Cour de révision. Elle confirmait alors sa condamnation à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté, prononcée par la cour d'assises de la Sarthe, le 16 décembre 1997, pour les meurtres de son frère, de sa belle-soeur et de deux de ses nièces.

Il était sorti de prison le 8 juillet 2010 sur une décision préliminaire de la commission de révision, le parquet général de Paris relevant de nombreuses failles dans l'enquête ayant mené à sa condamnation. Mais il y était retourné le 6 avril, après une nouvelle décision définitive et sur le fond de la cour de révision. Devant cette cour, le parquet général de Paris avait demandé la tenue d'un nouveau procès, mettant durement en cause les défaillances de l'enquête.

La demande de grâce soulignait la "cruauté" de la situation affligée à Dany Leprince. Malgré des zones d'ombres apparues sur sa culpabilité, Dany Leprince ne sera pas gracié par le président Nicolas Sarkozy. Ses deux avocats ont annoncé qu'ils allaient en appeler à la Cour européenne des droits de l'homme. Ils espèrent obtenir une réduction de peine, conclut Le Nouvel Observateur.