Cet article date de plus d'onze ans.

Les relations entre le PS et les Verts s'électrisent

Europe Ecologie-Les Verts manifeste son mécontentement, après une déclaration d'Alain Vidalies, ministre des Relations avec le Parlement. Il a indiqué que les écologistes auraient à l'Assemblée "la liberté d'expression, mais pas la liberté de vote".

Article rédigé par franceinfo
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
Le président du groupe écologiste au Sénat, Jean-Vincent Placé, derrière Eva Joly et Cécile Duflot, aux Assises nationales Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à Lyon (Rhône), le 13 novembre 2010. (FRANCOIS LAFITE / WOSTOK PRESS / MAXPPP)

Ils auront "la liberté d'expression, mais pas la liberté de vote". En prononçant cette phrase mercredi au sujet des députés Europe Ecologie-Les Verts (EELV), le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a suscité le mécontentement des écologistes. Ces propos "sont discourtois, méprisants et inappropriés", a ainsi réagi jeudi 21 juin Jean-Vincent Placé, le président du groupe EELV au Sénat, dans une interview au JDD.fr.

"L'idée de l'accord, c'était qu'il y ait un groupe (…), donc cet objectif est atteint", avait expliqué Alain Vidalies, invité de "Questions d'info", émission commune de La Chaîne parlementaire, Le Monde, l'AFP et France Info. "On attend quoi d'un groupe Vert aujourd'hui ? La solidarité, le respect des engagements qui ont été les engagements communs, et évidemment, puisqu'on a des différences, la possibilité pour eux d'exprimer ces différences", a enchaîné Alain Vidalies.

Le ministre a tenu à rappeler l'accord entre le PS et EELV pour les législatives, et les circonscriptions "réservées" aux écologistes. Les Verts ont formé un groupe autonome, composé de 17 députés.

"Le Parlement n'a pas besoin de garde-chiourme"

"Je pense qu'il faut vite rectifier... et j'attends que le Premier ministre le fasse", a aussi indiqué au JDD.fr Jean-Vincent Placé. Mercredi soir, il avait déjà réagi sur Twitter, tout comme la sénatrice-maire EELV de Montreuil (Seine-Saint-Denis), Dominique Voynet.

Ces propos ont également déclenché la colère du président du Parti radical de gauche. Jean-Michel Baylet s'est demandé, si Alain Vidalies était "ministre des Relations avec le parlement ou commissaire politique".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.