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Viol présumé : l'équipe de gymnastique des pompiers de Paris est dissoute

Après le viol présumé d'un des membres de l'équipe le 6 mai dans un car, la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris prend des sanctions.

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France Télévisions
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Les sapeurs-pompiers de Paris réunis dans la cour d'une de leur caserne pour entendre prononcer la dissolution de leur équipe de gymnastique, le 14 mai 2012. (FTVI / FRANCE 2 / SAPEURS-POMPIERS DE PARIS)

En pleine tourmente, la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), corps prestigieux de militaires, très populaire, a voulu réagir rapidement. Le général Gilles Glin, son commandant, a annoncé lundi 14 mai la dissolution de l'équipe de gymnastique de l'unité après le viol présumé d'un de ses membres le 6 mai dans un car. Onze sapeurs-pompiers de la brigade ont été mis en examen vendredi soir, dont un pour viol et deux pour agression sexuelle.

"Sentiment de trahison"

La dissolution de l'équipe de gymnastique s'applique immédiatement. Le spectacle intitulé "Les Virtuoses du feu", prévu les 15 et 16 juin à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), avec la participation des 33 gymnastes, est annulé, précise le porte-parole de la BSPP.

Lors d'une allocution à huis clos devant des sapeurs-pompiers au quartier-général de la Brigade, dans le 17e arrondissement de Paris, le général Glin a dit qu'il avait le "sentiment d'une trahison car ces faits sont totalement inacceptables et contraires à nos valeurs". Il a également assuré que la brigade apporterait "toute son aide à la manifestation de la vérité". "Depuis toujours", a ajouté le commandant de la BSPP, "le sapeur-pompier a une exigence d'exemplarité". "Un sapeur-pompier, ce n'est pas seulement des compétences professionnelles mais aussi un exemple irréprochable sur le plan du comportement moral."

Un "outil de prestige" pour la Brigade

Le général Glin a assuré à ses hommes qu'il leur "gardait toute sa confiance" et qu'il avait reçu de "nombreux témoignages de soutien de la population parisienne".

Pour un cadre du ministère de l'Intérieur, cette équipe constitute "un des outils de prestige de la brigade, l'équivalent de la patrouille de France. Ce sont des hommes détachés qui n'effectuent que quelques gardes par mois et passent le reste du temps à s'entraîner ou à prendre part à des exhibitions." Or cet événement "risque fort de fragiliser cette institution, à un moment où on cherche à remettre du monde dans les engins..." 

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