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Législatives : le PS remporte la majorité absolue à l'Assemblée

Selon les premières estimations, le PS et ses proches alliés (MRC, PRG et divers gauche) remporteraient 315 sièges. La droite parlementaire en obtiendrait 226. Le FN fait son entrée à l'Assemblée.

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France Télévisions
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Le PS et ses alliés sont majoritaires à l'Assemblée nationale à l'issue du second tour des élections législatives, le 17 juin 2012. (ISABELLE SIMON / SIPA)

Une large vague rose. A l'issue du second tour des élections législatives, dimanche 17 juin, le PS et ses proches alliés (PRG, MRC et divers gauche) obtiendraient 315 sièges à l'Assemblée, selon les estimations Ipsos-Logica Business Consulting pour France Télévisions et Radio France. Le Parti socialiste seul obtient 300 députés, alors que 289 sont nécessaires pour avoir la majorité absolue dans l'hémicycle.

La gauche parlementaire (PS, Europe Ecologie-Les Verts et Front de gauche) obtient 346 sièges. Elle devance de 120 sièges la droite parlementaire. Le Front national fait son entrée à l'Assemblée avec deux députés.

• Une abstention record

Comme au premier tour, le scrutin est marqué par une abstention record, la plus forte de la Ve République pour des législatives. Seuls 55,7% des électeurs ont participé au scrutin du deuxième tour cette année. C'est 4 points de moins qu'il y a cinq ans (60,3%).

Cette faible mobilisation s'explique notamment par l'inversion du calendrier électoral. "Les législatives perdent en intérêt pour les Français un mois après la présidentielle, qui reste l'élection pour laquelle ils se mobilisent", souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop.  

• Le FN aura deux députés

Si Marine Le Pen a été battue dans le Pas-de-Calais, Gilbert Collard dans le Gard et Marion Maréchal-Le Pen dans le Vaucluse ont en revanche été élus. Le FN, qui a demandé le recomptage des voix à Hénin-Beaumont, envisage un recours.

• Les grands perdants

A gauche, quelques têtes d'affiche n'ont pas été élues : Ségolène Royal et Jack Lang, tous deux parachutés. A droite, ce sont Nadine Morano, Claude Guéant et Michèle Alliot-Marie qui ont fait les frais de l'alternance. Enfin, François Bayrou a perdu son pari à Pau. Son parti, le MoDem, ne comptabilise que deux sièges.

• Tous les ministres candidats sont élus

Ils étaient 25 ministres sur la ligne de départ parmi les 35 que compte le gouvernement. Six ont été élus dès le premier tour15 étaient en ballottage favorable et une dans une situation périlleuse. Il s'agissait de Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux Personnes handicapées, dans la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône, face à Renaud Muselier, député sortant et chef de file de l'UMP marseillaise. Tous ont été élus.

Et les ministres élus et réélus le sont, pour la plupart, avec des scores confortables. C'est le cas d'Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, en Moselle (59,04%), de Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, dans l'Essonne (66%), du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, qui a ravi à l'UMP l'ancienne circonscription de l'ex-premier ministre François Fillon, dans la Sarthe, avec près de 60% des voix, ou encore de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, candidate en Indre-et-Loire, qui l'emporte avec 60,21% des voix.

• Les écologistes ont un groupe, pas le Front de gauche

Au moins 15 députés, c'est la condition pour avoir un groupe autonome dans l'hémicycle. Ça passe pour les écologistes et c'est une première dans l'histoire de la Ve République. La secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot, a salué "une grande et belle date dans l'histoire des écologistes", qui avaient conclu un accord électoral avec le Parti socialiste. "Ils seront peut-être 20, mais ils agiront comme 100", a-t-elle promis.

Autre fait historique : l'absence de groupe communiste à l'Assemblée. Le PCF et ses alliés du Parti de gauche avaient 19 députés sortants. Ils seront 13, soit moins que le seuil pour former un groupe. Dans nombre de leurs bastions, les communistes ont été devancés par le PS et ont dû se retirer au nom du principe de désistement républicain.

De son côté, Jean-Michel Baylet, le patron du Parti radical de gauche et ancien candidat aux primaires citoyennes, a annoncé la création d'un groupe pour son parti.

• La projection en sièges 

Gauche parlementaire : 346 sièges
Dont PS-Divers gauche : 300 sièges
Dont Europe Ecologie-Les Verts: 18 sièges
Dont Parti radical de gauche : 12 sièges
Dont Mouvement républicain et citoyen : 3 sièges
Dont Front de gauche : 13 sièges

MoDem : 2 sièges

Droite parlementaire : 226 sièges
Dont UMP-Divers droite : 207 sièges
Dont Nouveau Centre-Alliance centriste : 14 sièges
Dont Parti radical valoisien : 5 sièges

Front national :
 2 sièges

Non apparentés : 1 siège

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