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Le procureur de Marseille aurait eu accès aux factures téléphoniques d'un journaliste du Monde.

Cette nouvelle affaire a été mise au jour dans le cadre de l'enquête en cours à Paris sur l'affaire dite des "fadettes". Le journaliste du Monde Jacques Follorou s'est indigné des justifications du procureur.
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Jacques Dallest, procureur de Marseille, aurait "espionné" le journaliste du Monde Jacques Follorou. (MICHEL GANGNE / AFP)

Cette nouvelle affaire a été mise au jour dans le cadre de l'enquête en cours à Paris sur l'affaire dite des "fadettes". Le journaliste du Monde Jacques Follorou s'est indigné des justifications du procureur.

Le journaliste espionné travaillait sur des dossiers corses. Le procureur Jacques Dallest, cité par Le , qui dit l'avoir interrogé vendredi, affirme avoir "agi en conformité avec la loi, qui autorise la saisie de facturations téléphonique dans certains cas bien précis, par exemple lors d'affaires de criminalité organisée".

Selon Le Parisien, ce "nouveau lièvre" a été soulevé par la juge d'instruction parisienne Sylvia Zimmermann, dans le cadre de son enquête ouverte après une plainte du Monde pour violation du secret des sources de deux de ses journalistes dans l'affaire Bettencourt.

Le Parisien affirme que le procureur Dallest a demandé que lui soient fournies les factures détaillées du journaliste du Monde Jacques Follorou, auteur de deux articles, cosignés avec Yves Bordenave, sur une tentative d'assassinat ayant visé l'ancien chef nationaliste corse Alain Orsoni et sur l'assassinat d'une des figures du gang de la "Brise de mer".

Ces articles se fondaient sur des procès-verbaux de garde à vue et citaient les noms de commanditaires présumés, ajoute le journal.
"Les enquêteurs - magistrats comme policiers - et des avocats, s'étaient vivement émus auprès du parquet de la mise sur la place publique de certains éléments d'enquêtes en cours, révélations susceptibles non seulement de nuire aux investigations, mais surtout de mettre en danger la vie de certains protagonistes de ces dossiers", a déclaré le procureur Dallest au Monde.fr.

"Qui peut raisonnablement croire que Le Monde ait délibérément mis en péril une enquête sur des faits criminels?", s'est indigné samedi Jacques Follorou, journaliste du quotidien au coeur d'une nouvelle affaire d'atteinte présumée au secret des sources.
"Qui peut raisonnablement croire (que le journal) ait partie liée avec le crime organisé?", a-t-il insisté, interrogé par l'AFP, en faisant état d'une certaine "lassitude" face à des méthodes d'enquête "qui font fi de la liberté de la presse et des droits des journalistes".

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