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Le procès de 3 militants pro-Palestiniens jugés à Perpignan pour appel au boycott de produits israéliens a été renvoyé

Ils avaient organisé devant un magasin Carrefour proche de Perpignan une "action" dite de "sensibilisation", appelant la clientèle à boycotter les produits israéliens.Le renvoi du procès a été décidé à la demande de la défense, en accord avec les parties civiles et le parquet. Il est prévu pour le 26 septembre.
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Le Palais de justice de Perpignan (archives, 2007) (AFP / Eric Cabanis)

Ils avaient organisé devant un magasin Carrefour proche de Perpignan une "action" dite de "sensibilisation", appelant la clientèle à boycotter les produits israéliens.

Le renvoi du procès a été décidé à la demande de la défense, en accord avec les parties civiles et le parquet. Il est prévu pour le 26 septembre.

Le tribunal de Perpignan attend une décision de la Cour de cassation sur un arrêt de la cour d'appel de Bordeaux dans une affaire similaire.

Environ 250 manifestants, dont Alain Krivine, ancien porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire devenue NPA, s'étaient réunis devant le tribunal pour soutenir les prévenus. Ceux-ci sont poursuivis pour "provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne en raison de son origine ou de son appartenance ou non-appartenance à une ethnie, nation, race ou religion déterminée".

L'action devant le Carrefour près de Perpignan, le 15 mai 2010, était organisée par le Collectif 66 paix et justice en Palestine, qui fédère une cinquantaine d'organisations. La manifestation s'inscrivait dans la campagne internationale "BDS" (Boycott, désinvestissements, sanctions) lancée par la société civile palestinienne pour lutter de manière non violente contre "l'illégalité" de l'exploitation économique par Israël des territoires palestiniens, selon ses promoteurs.

Les parties civiles au procès de Perpignan sont le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA), la chambre de commerce France-Israël, l'association Avocats sans frontières et l'Alliance France-Israël.

La défense argue que les articles de la loi de 1881 sur la liberté de la presse qui servent de bases aux poursuites sont contraires à la Constitution et à la déclaration universelle des droits de l'Homme. Qu'ils visent la haine à l'égard de personnes.

Or "nous boycottons des produits, pas des personnes", a souligné pour Yamina Tadjeur, une des prévenus.

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