La piste accidentelle envisagée après la disparition de Bruno, ado trisomique

Le garçon de 17 ans, qui habite dans l'Oise, a disparu depuis plus d'une semaine.

Des gendarmes recherchent Bruno, le 26 décembre 2012, près de Ribécourt-Dreslincourt (Oise).
Des gendarmes recherchent Bruno, le 26 décembre 2012, près de Ribécourt-Dreslincourt (Oise). (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

Toujours pas de nouvelles de Bruno mais les enquêteurs qui recherchent l'adolescent trisomique de 17 ans disparu depuis le 18 décembre envisagent désormais la piste d'un accident, a indiqué mercredi 26 décembre la procureure de Compiègne. Francetv info liste les éléments connus de l'enquête. 

Que sait-on de Bruno ?

Surnommé Kody, l'ado qui a disparu à Ribécourt-Dreslincourt (Oise) "est un enfant trisomique, qui n'est pas muni des moyens de survie personnelle comme de l'argent, des aliments, de l'eau ou un téléphone, a expliqué la procuereure de Compiègne, Ulrika Delaunay-Weiss lors d'une conférence de presse. Bruno, qui a eu 17 ans lundi mesure 1,70 m et présente une corpulence forte. Il a disparu à la sortie du lycée horticole de Ribécourt-Dreslincourt, au nord de Compiègne, mardi 18 décembre vers 15 heures, selon l'avis de recherche publié par la gendarmerie.

Quelle est la piste privilégiée ? 

"On est maintenant obligé d'envisager l'hypothèse accidentelle. Soit une chute, un malaise ou un endormissement dû à la fatigue", a annoncé la procureure, écartant pour l'instant l'hypothèse criminelle ou l'enlèvement, compte tenu des premiers éléments de l'enquête. 

L'hypothèse privilégiée est que l'adolescent s'est réfugié quelque part, "pour se protéger de la pluie ou de la fraîcheur, et qu'il se soit assoupi" après avoir quitté volontairement le lycée, a indiqué la procureure.

De quels moyens disposent les enquêteurs ? 

Les équipes de recherche ont notamment à leur disposition des saint-hubert, des chiens dont le flair permet de détecter le passage d'une personne jusqu'à six à huit jours plus tard. Ces chiens ont montré que l'adolescent avait suivi un "itinéraire très erratique" après sa sortie du lycée, qu'il a quitté volontairement, a indiqué le commandant de la brigade de gendarmerie départementale de Compiègne. Des militaires se sont également portés volontaires pour effectuer des recherches à VTT. Une campagne d’affichage a été menée chez les commerçants et l'avis de disparition a fait le tour sur les réseaux sociaux, selon France 3 Picardie. 

Depuis une semaine, "on a ratissé toute la zone, que ce soit au niveau du bras de l'Oise, du canal où stationnent les péniches, des champs, des granges, des hangars, etc.", a indiqué Ulrika Delaunay-Weiss. "Tous les jours, nous avons encore des pistes et on les creuse", a-t-elle ajouté, citant notamment de nouvelles auditions de témoins : "On garde encore l'espoir d'avoir des témoignages qui peuvent nous orienter sur la direction que ce jeune garçon a prise."