La ministre de l'Ecologie Nathalie-Kosciusko-Morizet l'a annoncé lundi. En cause : la fracturation hydraulique.

Cette technique utilisée pour l"exploration des gaz de schiste est montrée du doigt car très polluante. Le gouvernement a donc décidé de renoncer, face à la pression des écologistes. Cette décision concerne les deux permis de l'Entreprise américain Schuepbach, en Ardèche et dans l'Aveyron, et celui de Total à Montélimar.

Cette technique utilisée pour l"exploration des gaz de schiste est montrée du doigt car très polluante. Le gouvernement a donc décidé de renoncer, face à la pression des écologistes. Cette décision concerne les deux permis de l'Entreprise américain Schuepbach, en Ardèche et dans l'Aveyron, et celui de Total à Montélimar.

Cette annonce devrait être rendue officielle mardi, lors d"un déplacement de Nicolas Sarkozy dans le Gard. Accordés au printemps 2010, ces permis d"exploration . Pour les 61 autres permis en cours de validité, les détenteurs "n'ont pas prévu de rechercher des gaz et huiles de schiste ou y ont renoncé pour se limiter à des gisements conventionnels." "Tous ont pris l'engagement formel de ne pas recourir à la fracturation hydraulique", ajoute le communiqué du ministère de l"Ecologie.

Dans le cadre de la loi adoptée en juillet sur l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste, les titulaires de permis avaient jusqu'au 13 septembre pour déclarer s'ils renonçaient ou pas à leurs droits d'exploration et à la technique utilisée. La France a interdit l'usage de la technique de la fracturation hydraulique et les permis sont automatiquement invalidés en cas de demande d'utilisation de cette technique.

"C'est une satisfaction par rapport au combat qu'on a initié en décembre 2010, notamment sur ces trois permis qui ont été les plus emblématiques de la résistance", a indiqué à l'AFP le chef de file des anti-gaz de schiste, José Bové. "Malgré cela, il y a une certaine amertume, car ce sont trois permis sur les 64 autorisés (pour la recherche d'hydrocarbure en France) qui sont aujourd'hui pris en compte", a ajouté le militant écologiste.

Le groupe Total, concerné par cette abrogation, a réagi lundi et s'est dit "très surpris." Total demande des "explications "pour comprendre sur quelles bases légales" a lieu cette annulation.