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La France va abaisser ses prévisions de croissance pour 2012 et 2013

Le gouvernement envisage de fixer sa nouvelle prédiction à 0,4%, voire moins, pour 2012, et à 1,3% pour 2013.

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France Télévisions
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Le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, le 13 juin 2012 à Paris. (GONZALO FUENTES / REUTERS)

La France reconnaît avoir été trop optimiste sur ses prévisions de croissance. Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a annoncé dimanche 1er juillet dans une interview au Figaro que le gouvernement s'apprêtait à les abaisser pour 2012 et 2013.

Pour l'année en cours, il déclare que la France va fixer sa prédiction à 0,4% de croissance du PIB, voire "un chiffre plus prudent encore". Le gouvernement Ayrault tablait jusqu'alors sur une hausse de 0,5%. Même constat pour 2013. "Tabler sur une progression du PIB comprise dans une fourchette de 1% à 1,3% - retenue par toutes les grandes institutions - paraît plus crédible" que les 1,7% attendus jusqu'ici, poursuit le ministre.

Pour Moscovici, la droite n'a "rien foutu"

Le gouvernement cale ainsi ses prédictions sur celles de nombreux économistes. L'Insee avait estimé mardi 26 juin que l'économie française devrait ralentir fortement en 2012, avec une croissance limitée à 0,4%, après 1,7% en 2011. Ce net ralentissement de la croissance complique l'équation budgétaire du gouvernement, dont l'objectif est de ramener le déficit public à 4,5% du PIB en 2012, puis 3% en 2013.

Pour expliquer ces difficultés, Pierre Moscovici a pointé du doigt sur RFI et TV5 l'héritage de la droite : "C'est à nous de surmonter toutes leurs erreurs. Ils n'ont pas fait ce qu'il fallait. Ils n'ont rien foutu pour réduire les déficits pendant cette année et c'est à nous que revient le poids de réformes structurelles justes. Qu'ils se taisent, nom de Dieu !", a-t-il lancé (à partir de 40 minutes dans la vidéo).

La révision à la baisse des prévisions de croissance devrait être actée mercredi 4 juillet, puisque le Conseil des ministres doit examiner un projet de loi de finances rectificatives pour 2012 intégrant les premières mesures fiscales du quinquennat Hollande.

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