La Fonderie du Poitou Aluminium pourrait être déclarée en cessation de paiement par le Groupe Montupet.

480 salariés de la fonderie sont en grêve depuis plus de cinq semaines pour le retrait d'un plan prévoyant des baisses salariales de 15% pour les cadres et 23% pour les salariés.

Des salariés de Fonderie du Poitou réunis, le 12 septembre 2011.
Des salariés de Fonderie du Poitou réunis, le 12 septembre 2011. (ALAIN JOCARD / AFP)

480 salariés de la fonderie sont en grêve depuis plus de cinq semaines pour le retrait d'un plan prévoyant des baisses salariales de 15% pour les cadres et 23% pour les salariés.

La Fonderie du Poitou Aluminium pourrait être déclarée en cessation de paiement par le Groupe Montupet, selon une source syndicale.

Nous avons réuni les personnels pour les informer et leur réaction a été d'applaudir, car ils ne veulent plus du Groupe Montupet et espèrent que cette procédure permettra d'aller jusqu'à une reprise du site", a dit Géry Bégeault, le secrétaire CGT du CE. Malgré des réunions sous l'égide de la préfecture et des interventions politiques au plus haut niveau de l'Etat, le Groupe Montupet a refusé de retirer son plan.

Les accès de l'usine ont donc été bloqués par les salariés durant deux jours. Cette action a été abandonnée depuis, les quatre fours de fusion ayant été arrêtés sur demande de la direction. Depuis l'usine est à l'abandon.

Montupet avait racheté en 2009 l'usine située à Ingrandes où sont fabriqués des équipements pour l'automobile, notamment pour Renault. Le groupe dit vouloir aligner les salaires sur ceux des autres usines françaises, situées dans l'Indre et dans l'Oise. "Les salariés estiment désormais que seule une reprise de l'usine est envisageable. Renault, dont l'usine était une filiale, serait la meilleure solution", déclare Géry Bégeault.