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L'Elysée annonce qu'il n'y aura pas de classe fermée... en 2012 alors que 16.000 postes sont supprimés en 2011

Une annonce qui intervient mardi, à l'occasion d'un déplacement de Nicolas Sarkozy en Lozère, à moins d'un an de la présidentielle alors que 65.000 postes d'enseignants ont été supprimés depuis 2007, .
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Classe de CM2 (AFP / Boris Horvat)

Une annonce qui intervient mardi, à l'occasion d'un déplacement de Nicolas Sarkozy en Lozère, à moins d'un an de la présidentielle alors que 65.000 postes d'enseignants ont été supprimés depuis 2007, .

"Tout ça n'est pas très sérieux. Evidemment, l'élection arrive, on ne peut pas à la fois dire qu'on supprime des postes de services publics et constater que cela fait des dégâts!", a commenté le député PS Alain Vidalies.

"Une fois de plus, le gouvernement tente de tromper l'opinion et feint d'entendre les protestations des élus et des parents", critique le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, dans un communiqué.

Christian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa (primaire et secondaire), a dénoncé un "tour de passe-passe".

La fermeture pour la rentrée 2011 de 1.500 classes primaires avait déclenché de vives protestations des parents d'élèves et de l'Association des maires de France (AMF), qui avait réclamé l'arrêt des suppressions de postes dans le primaire.

32.000 postes supprimés en 2010 et 2011
Les effectifs de l'Education nationale ont été réduits de 16.000 postes en 2010, et le budget 2011 prévoit que près de 16.000 postes, quasi tous de professeurs, vont également être supprimés à la rentrée. Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel avait souhaité fin mai qu'il y ait "autant de classes" dans le primaire en 2012 qu'en 2011, après les 1.500 fermetures prévues à la rentrée prochaine.

Cette déclaration ne signifiait pas qu'il n'y aurait pas de fermetures de classes primaires en 2012, mais que les fermetures éventuelles seraient entièrement compensées par des ouvertures de classes. "Nous n'avons plus beaucoup d'enseignants en surnombre dans le premier degré", avait justifié le ministre. "J'ai donc proposé au président qu'on ait, l'année prochaine, un traitement spécifique pour le primaire. Cette année, nous avons 1.500 classes en moins, ce qui représente 0,6% du total. Mon objectif, c'est qu'à la rentrée 2012, il y ait autant de classes qu'à la rentrée 2011", avait-il expliqué alors.

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