L'association de consommateurs UFC-Que Chosir met en cause la formation des prix alimentaires dans les grandes surfaces

102 associations locales UFC-Que Choisir ont mené une enquête sur trois produits dans 1.250 magasins en France entre le 26 septembre et le 10 octobre.La différence de prix entre ce qui est payé au producteur et ce qui est présenté dans les rayons est jugé excessif. UFC-Que Choisir réclame la mise en place d'un "coefficient multiplicateur".

102 associations locales UFC-Que Choisir ont mené une enquête sur trois produits dans 1.250 magasins en France entre le 26 septembre et le 10 octobre.

La différence de prix entre ce qui est payé au producteur et ce qui est présenté dans les rayons est jugé excessif. UFC-Que Choisir réclame la mise en place d'un "coefficient multiplicateur".

L'enquête a concerné trois produits alimentaires "peu transformés", à savoir la côte de porc de marque de distributeur (MDD), l'escalope de poulet de marque Le Gaulois et MDD (par deux) et le lait demi-écrémé (1 litre) MDD et Candia.

Il en ressort que pour un prix moyen payé au producteur de 2,11 euros, le prix en kilo de la barquette de deux escalopes de poulet se retrouve en rayon entre 9,67 et 9,88 euros. Le prix en kilo des côtes de porc d'échine au prix agricole de 1,34 euro, est proposé au consommateur à 5,20 euros. Enfin, les briques de lait, payées au producteur 0,29 centimes, sont vendues entre 0,43 et 0,53 centimes.

Sur 1.120 lettres envoyées aux distributeurs pour avoir des explications sur la formation des prix, l'association a reçu 226 réponses dont seulement huit "satisfaisantes". Elle estime donc que "l'opacité demeure sur la construction des prix alimentaires".

Entre 1992 et 2009, tandis que le prix agricole du lait a baissé de 5%, il a bondi de 22% en rayon. En ce qui concerne le porc, le prix au producteur a chuté de 26% tandis qu'en rayon il grimpait de 25%. Et pour les volailles, le prix agricole a progressé de 2% mais de 41% pour le consommateur, souligne l'association, qui en déduit que "l'évolution des prix en rayon est sans lien strict avec les prix agricoles".

Selon des chiffres de l'INSEE de 2006, les prix alimentaires représentent 15,5% du budget des ménages (hors alcool), souligne l'association.

En conséquence, elle réclame pour les produits alimentaires bruts et peu transformés la mise en place d'un "coefficient multiplicateur" après une alerte lors de situations exceptionnelles et transitoires.

La loi prévoit déja le principe d'un coefficient pour les fruits et légumes. Il s'agit d'établir un rapport entre le prix d'achat et le prix de vente et de limiter l'écart.