L'ancien président de l'université de Toulon (Var), Laroussi Oueslati, a été mis en examen pour "corruption passive"

Cette procédure entre dans le cadre d'un trafic supposé de diplômes au bénéfice d'étudiants chinois, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.Une information avait été ouverte en 2009 après la dénonciations d'irrégularités supposées dans les admissions d'étudiants en licences et masters délivrés par l'Institut d'Administration des Entreprises.

Laroussi Oueslati, ex-président de l\'université de Toulon (Var) en 2009
Laroussi Oueslati, ex-président de l'université de Toulon (Var) en 2009 (AFP/MICHEL GANGNE)

Cette procédure entre dans le cadre d'un trafic supposé de diplômes au bénéfice d'étudiants chinois, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Une information avait été ouverte en 2009 après la dénonciations d'irrégularités supposées dans les admissions d'étudiants en licences et masters délivrés par l'Institut d'Administration des Entreprises.

Pendant l'été 2009, deux missions de l'Inspection générale de l'éducation nationale de l'administration et de la recherche (Igaenr) avaient souligné de graves dysfonctionnements au sein de l'université de Toulon.

Laroussi Oueslati avait été directement mis en cause par les conclusions de l'enquête administrative commandée par la ministre de l'enseignement supérieur Valérie Pécresse.

Il avait été suspendu de ses fonction pour six mois, le 19 octobre 2009, pour "avoir entravé l'enquête administrative".

Après avoir démissionné de ses fonction de président en novembre 2009, il a été révoqué le 21 mai dernier de la fonction publique par la section disciplinaire de l'université Paris-IV avec une interdiction à vie d'exercer toute fonction d'enseignement supérieur et de recherche.