Cet article date de plus d'onze ans.

L'affaire des 2 Françaises, agressées et tuées, a enregistré lundi une avancée avec l'annonce de résultats de tests ADN

Les deux Françaises avaient été agressées sexuellement et tuées en juillet dans le nord de l'Argentine. Les résultats de tests ADN confondent un deuxième suspect. L'examen incrimine pour la première fois Santos Vera, 37 ans, un des trois principaux suspects du crime, dont des résidus de peau ont été trouvés sur le corps de Cassandre Bouvier.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 3 min.
Chemin de randonnée de la Quebrada San Lorenzo, en Argentine sur lequel les corps ont été retrouvés (AFP)

Les deux Françaises avaient été agressées sexuellement et tuées en juillet dans le nord de l'Argentine. Les résultats de tests ADN confondent un deuxième suspect. L'examen incrimine pour la première fois Santos Vera, 37 ans, un des trois principaux suspects du crime, dont des résidus de peau ont été trouvés sur le corps de Cassandre Bouvier.

Il confond également, pour la deuxième fois, Gustavo Lasi, 24 ans, dont des traces de sperme ont été retrouvées sur le corps de la Française. Il avait déjà été établi après examen de premiers échantillons que M. Lasi avait agressé sexuellement l'autre victime, Houria Moumni.

"La trace génétique qui apparaît sur le corps de Cassandre (Bouvier) est celle de Vera, alors que Lasi apparaît cette fois sur le corps de Cassandre (Bouvier), ce qui veut dire qu'il a abusé (sexuellement) des deux", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la justice de Salta (nord), Marcelo Baez. Le juge d'instruction Martin Perez prévoit maintenant d'interroger rapidement, à nouveau, les trois détenus, selon M. Baez.

Rappel des faits
Le 29 juillet, les corps de Cassandre Bouvier, 29 ans, et d'Houria Moumni, 24 ans, avaient été découverts sur un chemin de randonnée de la réserve naturelle de la Quebrada San Lorenzo, près de Salta, à 1.600 km au nord-ouest de Buenos Aires.

D'après les enquêteurs, les deux étudiantes françaises ont été battues et agressées sexuellement avant d'être tuées par balle.

L'enquête
C'est un laboratoire de Buenos Aires qui a été chargé de pratiquer les analyses de l'ADN trouvé sur les corps des deux victimes et de les comparer avec des échantillons prélevés sur les suspects.

Trois hommes, Gustavo Lasi, Santos Vera et Daniel Vilte, 23 ans, seuls à demeurer incarcérés dans cette affaire, sont considérés comme les principaux suspects. Aucune trace d'ADN n'incrimine pour l'instant Daniel Vilte, "mais d'autres échantillons doivent être examinés et donc son implication n'est pas (encore) écartée", a précisé Marcelo Baez.

Devant le juge, Gustavo Lasi avait accusé les deux autres suspects d'avoir violé les deux étudiantes et de l'avoir ensuite forcé à violer Houria Moumni sous la menace d'une arme. M. Lasi a assuré qu'il n'était pas responsable des meurtres et a affirmé qu'il avait rencontré les deux suspects, selon lui en état d'ébriété, alors qu'il allait à la chasse à la palombe.

Selon sa version, Daniel Vilte et Santos Vera se sont trouvés sur le chemin des étudiantes, qu'ils ont commencé à molester. "Ils les ont amenées dans les bois, puis Vera est ressorti et a demandé à Lasi l'arme, lui donnant en échange un sac avec l'appareil photo, le portable et un portefeuille contenant 200 pesos (35 euros)", a rapporté le porte-parole de la justice citant les propos de Gustavo Lasi.

Gustavo Lasi a offert à sa petite amie, Fernanda Canizares, 24 ans, l'appareil photo et le téléphone portable des Françaises, dont le déclenchement avait mis les policiers sur la piste de M. Lasi.

La présidente argentine Cristina Kirchner, en visite en France, a reçu lundi le père de Cassandre, Jean-Michel Bouvier, et une soeur de l'étudiante, Alienor Bouvier. Le porte-parole de Mme Kirchner, Alfredo Scoccimarro, s'est refusé à tout commentaire à l'issue de la réunion, à laquelle participait aussi le ministre argentin des Affaires étrangères, Hector Timerman.

Mme Kirchner doit rencontrer mercredi son homologue français, Nicolas Sarkozy, qui lui avait exprimé le 7 août la reconnaissance de son pays pour les avancées dans l'enquête. Ce double assassinat a vivement ému en France et en Argentine et avait fait la Une des médias dans les deux pays pendant plusieurs semaines.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers France

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.