Législatives : l'accord avec le PS entre les mains des écologistes

Le conseil fédéral d'Europe Ecologie-Les Verts doit entériner dans l'après-midi l'accord électoral et programmatique conclu avec le PS pour les législatives de 2012.

Le numéro 2 d\'Europe Ecologie-Les Verts, Jean-Vincent Placé, le 16 novembre à l\'Assemblée nationale.
Le numéro 2 d'Europe Ecologie-Les Verts, Jean-Vincent Placé, le 16 novembre à l'Assemblée nationale. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Le psychodrame entre socialistes et écologistes pourrait trouver son épilogue ce samedi 19 novembre. Le conseil fédéral d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) doit en effet entériner l'accord conclu cette semaine dans la plus grande confusion avec le Parti socialiste.

La plupart des dirigeants écologistes ont appelé à valider cet accord programmatique et électoral qui devrait leur permettre d'obtenir un groupe parlementaire de 15 à 30 députés à l'Assemblée nationale, contre quatre actuellement.

La réunion se tiendra exceptionnellement à huis clos, de même que le discours de la secrétaire nationale, Cécile Duflot. Signe que la sérénité n'est pas totale. La cacophonie qui a entouré la conclusion de ce compromis a fait des dégâts, tant chez les écologistes que chez les socialistes. Le vote du conseil fédéral d'EELV – une instance connue pour son imprévisibilité – n'est donc pas couru d'avance.

Le parachutage, "délétère pour la démocratie"

Si le vote est favorable, l'accord, qui réserve une soixantaine de circonscriptions législatives à des candidats écologistes, sera définitivement adopté, le PS l'ayant pour sa part approuvé mardi.

Mais des voix discordantes se font toujours entendre chez les socialistes, notamment à Lyon et à Paris, où des députés PS sortants se voient priés de céder la place à des candidats verts. Samedi matin, dans une interview à Libération, le maire de la capitale, Bertrand Delanoë, critique l'arrivée de Cécile Duflot dans la 6e circonscription de la capitale. "Le parachutage est une pratique délétère pour la démocratie", assène-t-il. Malgré cet accord, les dissenssions entre les deux partis n'ont pas fini de perturber la campagne.