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Vidéo Comment sont suivis les adolescents signalés pour radicalisation ?

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Radicalisation sous surveillance
FRANCE 2
Article rédigé par
France Télévisions

"Lorsque les attentats sont arrivés, je lui ai demandé ce que ça lui faisait. Elle m'a dit 's'ils l'ont fait c'est qu'ils avaient une raison'", raconte-t-elle la mère d'une fille de 16 ans.

"J'ai commencé à avoir peur à partir du moment où j'ai su qu'elle se voilait à mon insu. J'ai retrouvé des photos dans son téléphone (...) C'était plus ma fille. Pour moi, c'était quelqu'un d'autre."  Cette mère est inquiète pour sa fille, Zoé*. L'année dernière, elle a appelé les autorités pour signaler la radicalisation de l'adolescente de 16 ans.

Zoé avait fait part à sa mère de son intention de se convertir à l'islam. "Mais est-ce qu'elle prend le bon chemin ? Est-ce qu'elle ne côtoie pas des mauvaises personnes qui lui indiquent la mauvaise voie ?", s'interroge la mère de Zoé.

Dialogue familial rompu et école buissonnière

"Lorsque les attentats sont arrivés, je lui ai demandé ce que ça lui faisait. Elle m'a dit 's'ils l'ont fait c'est qu'ils avaient une raison'", raconte-t-elle. C'est à ce moment là qu'elle a appelé le numéro vert dédié (0 800 005 696).

Depuis, l'équipe de prévention s'est rendue chez elles tous les mois. A l'époque Zoé était en grande détresse, elle souffrait de l'absence de son père, avait rompu le dialogue avec sa mère et n'allait plus à l'école. "Ma mère s'est trompée parce qu'elle pensait que j'allais me radicaliser alors que pas du tout. Moi, je veux me convertir, pas me radicaliser", assure désormais Zoé.

* Le prénom a été modifié

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