DIRECT. Attaque près des anciens locaux de "Charlie Hebdo" : cinq nouvelles personnes ont été placées en garde à vue

Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Le dispositif de sécurité mis en place après l\'attaque à l\'arme blanche à Paris, rue Nicolas Appert (11e arrondissement), vendredi 25 septembre 2020.
Le dispositif de sécurité mis en place après l'attaque à l'arme blanche à Paris, rue Nicolas Appert (11e arrondissement), vendredi 25 septembre 2020. (S?BASTIEN MUYLAERT / MAXPPP)
Ce qu'il faut savoir

L'enquête se poursuit après l'attaque à l'arme blanche qui a fait deux blessésvendredi 25 septembre, dans la rue Nicolas-Appert à Paris, celle qui abritait les locaux de Charlie Hebdo en janvier 2015. Selon une source judiciaire à franceinfo, cinq nouvelles personnes ont été interpellées en Seine-Saint-Denis et placées en garde à vue, vendredi soir.

Deux personnes étaient déjà entendues, dont l'une est soupçonnée d'être le principal auteur de l'attaque, qui est "manifestement un acte de terrorisme islamique", a déclaré Gérald Darmanin sur franceinfo. Le Parquet national antiterroriste est saisi de l'affaire pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, association de malfaiteurs terroriste criminelle". 

 Des perquisitions en cours. Des perquisitions sont menées dans le Val-d’Oise au domicile présumé du principal suspect, a appris franceinfo de source proche de l’enquête.

Deux suspects interpellés. "L'auteur principal a été arrêté et est actuellement est en garde à vue", a déclaré Jean-François Ricard, qui dirige le Parquet national antiterroriste. "Un deuxième individu est également placé en garde à vue, afin de procéder à un certain nombre de vérifications s'agissant de ses relations" avec le premier homme. L'enquête a été confiée à la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de la ville de Paris et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

 Des policiers déployés près de site symboliques. Gérald Darmanin a indiqué avoir demandé au préfet de police d'expliquer "pourquoi nous avons sous-évalué la menace dans cette rue". Des policiers ont été déployés près de tous les "lieux symboliques" frappés par des attentats et pour protéger les synagogues, a-t-il annoncé.

 Les deux blessés travaillent pour une société de production. L'attaque a fait deux victimes au sein de Premières Lignes, une société de production installée dans l'ancien immeuble de Charlie Hebdo, a appris France Télévisions auprès de la société. "Deux de nos collaborateurs – un homme et une femme – ont été blessés par un homme dans la rue devant les anciens locaux de Charlie Hebdo", a déclaré Elise Lucet, la présentatrice de "Cash Investigation", émission produite par Premières Lignes. "Leur jours ne sont pas en danger", a déclaré Jean Castex lors d'un déplacement sur les lieux.

 Une enquête pour "violation du secret de l'enquête". Le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, a annoncé en début de soirée l'ouverture de cette enquête "à la suite de la diffusion de différentes photographies" en lien avec la première enquête sur l'attaque. Elle a été confiée à la police des polices.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #ATTAQUE_PARIS

23h39 : Voici les contenus qu'il ne fallait pas manquer aujourd'hui sur franceinfo.fr :



"Il faut éduquer les jeunes et non couvrir les filles." De nombreux lycéens manifestent leur désaccord vis-à-vis des règlements intérieurs de leur établissement interdisant certaines tenues vestimentaires.

Notre article qui vous résume ce que l'on sait de l'attaque à l'arme blanche près des anciens locaux de Charlie Hebdo.

23h33 : Sur Twitter, Elise Lucet, présentatrice de l'émission "Cash Investigation", dont les reportages sont réalisés par l'agence Premières Lignes Télévision, apporte son soutien aux deux salariés de l'agence blessés dans l'attaque de ce matin. "Rien n'entamera notre défense de la liberté d'expression", écrit la journaliste.

22h58 : "On a entendu des cris très forts dans la rue, des cris d'effroi", raconte Luc Hermann. Le cofondateur de l'agence de presse Premières Lignes, était dans l'immeuble au bas duquel deux de ses salariés ont été attaqués à l'arme blanche. France 2 a recueilli son témoignage.


22h34 : Bonsoir @Qa et @Doudou89, Emmanuel Macron n'a pas encore publiquement réagi après l'attaque à l'arme blanche survenue ce matin à Paris. Dans la journée, la présidence a fait savoir à nos confrères de BFMTV que le président "suit la situation de près depuis l'Élysée".

22h34 : Pas de réaction du Président ?

22h34 : Macron n’a pas réagi de la journée ?

21h53 : "Nous ne pouvons pas protéger tous les symboles des attentats de 2015", déplore Christophe Rouget, responsable d'un syndicat de la sécurité intérieure, après l'attaque qui s'est déroulée aujourd'hui. Les moyens ne sont pas suffisants dans la sécurité intérieure pour garantir une telle protection, estime-t-il.

21h46 : Bonsoir Franceinfo, Une idée à soumettre à tous... Une bougie à nos fenêtres pour dire que nous veillons sur la liberté d'expression et la liberté de la presse...

21h46 : Après l'attaque à l'arme blanche, survenue près des anciens locaux de Charlie Hebdo, @Inquiète nous propose d'allumer une bougie à nos fenêtres.

21h43 : "On a une menace terroriste largement diffuse et imprévisible."

La plupart des attaques de ces dernières années ont été commises par des individus inconnus des services de renseignement, explique le président du Centre d’Analyse du Terrorisme, au micro de franceinfo.

21h17 : Sur le plateau de France 2, le ministre de l'Intérieur est revenu sur l'attaque à l'arme blanche qui s'est déroulée aujourd'hui près des anciens locaux de Charlie Hebdo. Il s'agit "manifestement d'un acte de terrorisme islamiste", estime Gérald Darmanin.


21h08 : Le rectorat de l’Académie de Paris, en lien avec la Ville de Paris, va mettre en place une cellule d'écoute "pour les enfants et les personnels les plus proches du lieu" de l'attaque à l'arme blanche qui s'est déroulée aujourd'hui. 32 000 élèves de 125 écoles avaient été confinés pendant plusieurs heures cet après-midi.

20h42 : Ces cinq hommes ont été placés en garde à vue après une perquisition à Pantin (Seine-Saint-Denis), cet après-midi, dans un appartement susceptible d'avoir été utilisé par le principal mis en cause dans l'attaque, a appris franceinfo de source judiciaire.

20h39 : Cinq nouvelles personnes ont été arrêtées en Seine-Saint-Denis et placées en garde à vue, dans le cadre de l'enquête sur l'attaque à l'arme blanche près des anciens locaux de Charlie Hebdo, a appris franceinfo de source judiciaire.

20h33 : Un peu plus tôt, c'est l'ancien président de la République qui s'est exprimé sur franceinfo, après l'attaque de ce matin. François Hollande invite à "prendre conscience que nous ne sommes pas sortis de cette phase, qui va être longue, de terrorisme". Retrouvez son interview en intégralité.


20h25 : "J'ai demandé au préfet de police de nous dire pourquoi nous avons sous-évalué la menace dans cette rue. Quand il y a eu un attentat, c'est qu'on aurait pu faire mieux, évidemment."

20h24 : Gérald Darmanin reconnaît que la sécurité près des anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris, où s'est déroulée l'attaque ce matin, a été "sous-évaluée". "Même si la rédaction est partie depuis quatre ans de ces locaux (...) Nous n'avions à ma connaissance aucune menace particulière sur cette rue", ajoute-t-il.

20h20 : Interrogé sur la republication il y a quelques jours des caricatures du prophète Mahomet par Charlie Hebdo, le ministre de l'Intérieur estime qu'"en France, on doit pouvoir choquer".

20h15 : Sur le profil de l'auteur présumé des faits, Gérald Darmanin ajoute que cet homme est d'origine pakistanaise, et qu'il est arrivé sur le sol français il y a trois ans. Il avait déjà fait l'objet d'une condamnation pour port d'arme prohibé.

20h20 : "Il y a peu de doute c'est une nouvelle attaque sanglante contre notre pays (...) Manifestement c’est un acte de terrorisme islamiste."


"Deux personnes ont été arrêtées dont manifestement l'auteur présumé" de l'attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo, indique Gérald Darmanin, sur le plateau de France 2. "L'auteur n'était pas connu pour des faits de radicalisation", ajoute-t-il.

19h37 : "Nous n'en avons pas terminé avec le terrorisme islamiste."


"Je savais que pendant le procès Charlie, il y aurait surement des initiatives spontanées ou des actions qui pourraient être organisées", déclare l'ancien président de la République, au micro de franceinfo. "Nous devons continuer à faire preuve d'une très grande vigilance", met en garde François Hollande.

19h34 : "C'est la douleur qui est l'émotion qui nous gagne aujourd'hui (...), cinq ans après les attentats contre Charlie, contre l'Hyper Cacher, et au moment où se tient le procès."

L'ancien président de la République s'est exprimé sur franceinfo après l'attaque devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, qui a fait au moins deux blessés.

19h28 : Dans son message, la rédaction de Charlie Hebdo rappelle que cet acte survient "une semaine après l'appel pour la liberté d'expression signé par plus de cent médias", dont Radio France et France Télévisions. Vous pouvez retrouver ce texte ici.



(THOMAS COEX / AFP)

19h18 : "Cet épisode tragique démontre une fois de plus que le fanatisme, l'intolérance, dont l'enquête nous révélera les origines, sont toujours aussi présents dans la société française."

Dans un message posté sur Twitter, la rédaction de Charlie Hebdo "condamne" l'attaque au couteau perpétrée près de ses anciens locaux, qu'elle qualifie d'"acte ignoble".

19h09 : Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "violation du secret de l'enquête", à la suite de la diffusion de différentes photographies en lien avec avec l'enquête ouverte plus tôt dans la journée par la parquet national antiterroriste pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste". Les investigations ont été confiées à la délégation parisienne de l'Inspection générale de la Police nationale, indique le procureur de la République, Rémy Heitz.


19h01 : L'auteur présumé de l'attaque qui a eu lieu ce matin près des anciens locaux de Charlie Hebdo, à Paris, n'a pas encore été entendu en garde à vue. Pour l'heure, on ne peut donc pas confirmer l'information selon laquelle l'homme aurait reconnu les faits, indique une source proche de l'enquête à France Télévisions.

18h25 : "Il est inélégant d'accuser la police de ne pas avoir fait son travail."

"Le risque zéro n'existe pas mais on fait tout ce qu'on peut pour en limiter la portée et les conséquences", a défendu le premier adjoint à la mairie de Paris, au micro de franceinfo, alors que plusieurs responsables de Premières Lignes estiment que la société de production de télévision n'a pas été suffisamment protégée.

18h02 : Il est 18 heures, voici un nouveau point sur l'actualité de ce vendredi :

• Deux hommes sont en garde à vue après que deux personnes ont été grièvement blessées à l'arme blanche devant les anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris. Le Parquet national antiterroriste s'est saisi de l'enquête. Suivez notre direct.

• En déplacement à Marseille, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a laissé entendre que la fermeture des bars et restaurants dans la métropole pourrait n'intervenir qu'à partir de dimanche. Suivez notre direct.

• Pour le quatrième mois consécutif, le nombre de chômeurs sans aucune activité a reculé en août, de 4,3%. Le nombre total de demandeurs d'emploi n'a toutefois reculé que de 0,2%, du fait de la hausse concernant ceux ayant une activité réduite.

• Météo France a placé six départements en vigilance orange : l'Aude, la Corse-du-Sud, la Haute-Corse et les Pyrénées-Orientales pour "vents violents", les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques pour "pluie-inondation".

17h42 : Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, sera l'invité du journal de 20 heures de France 2.

17h39 : Une source proche de l'enquête nous rapporte que le principal suspect a fait l'objet d'un rappel à la loi en juin dernier pour port d'arme prohibé. Selon nos informations, il n'était pas connu pour radicalisation et n'a jamais été incarcéré.

17h36 : Le sang qui maculait les vêtements du principal suspect fait actuellement l'objet d'une analyse, dont les résultats seront comparés au sang des blessés de l'attaque.

17h35 : Selon nos informations, le principal suspect de l'attaque est un homme de 18 ans né à Islamabad, au Pakistan, qui se trouve en situation régulière sur le territoire français. Il a été interpellé peu après les faits, près de l'Opéra Bastille, le visage couvert de sang.



(LAURA CAMBAUD / AFP)

17h09 : La rédaction de Charlie Hebdo, installée dans des locaux dont la localisation est tenue secrète, adresse ses pensées aux victimes de l'attaque de la fin de matinée.

17h06 : Selon une source proche de l'enquête, des perquisitions sont en cours dans le Val-d’Oise, au domicile présumé du principal suspect de l’attaque à l’arme blanche près des anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris.

16h44 : Le président du Conseil européen, Charles Michel, ainsi que le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, adressent leur "solidarité" à la France.

16h35 : Voici une sélection d'autres réactions politiques en France (les messages de Valérie Pécresse et Julien Bayou ont été publiés avant l'interpellation des deux suspects).

16h32 : "Une fois encore, c'est la liberté qui est la cible de cette barbarie."

François Hollande, qui était au pouvoir lors des attentats de 2015, écrit que "l'attentat" de ce vendredi "confirme que le terrorisme demeure une menace majeure pour notre pays".

17h38 : "Avec la reprise du procès de Charlie Hebdo, quand j'ai entendu ce matin les sirènes dans le quartier, je me suis dit : 'Mais y'a eu un attentat ou quoi ?'"

Ce parent d'élèves qui habite dans le 11e arrondissement pensait pourtant "que la barbarie n'allait plus toucher" son quartier.

15h41 : Sur BFMTV, l'un des responsables de la société Premières Lignes, Luc Hermann, affirme que ses deux collaborateurs blessés sont "un homme qui s'occupe de la post-production de nos documentaires" et "une femme qui s'occupe du planning des salles de montage". Ces deux personnes ne travaillaient pas encore pour l'entreprise lors des attentats de 2015.

15h38 : Vous venez de prendre connaissance de l'attaque devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, qui a fait au moins deux blessés ? Voici notre article récapitulant ce que l'on sait des faits à ce stade.




(GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)