UberPop : l'aéroport de Nice brièvement bloqué après le placement en garde à vue de cinq chauffeurs de taxi

Une enquête a été ouverte à la suite d'une plainte déposée après l'agression, dans la nuit du 15 au 16 juin, d'un chauffeur UberPop par plusieurs chauffeurs de taxi en lutte contre l'application, qu'ils considèrent comme une concurrence déloyale. Le blocus a été levé en début d'après-midi. 

Un voyageur bloqué à l\'aéroport de Nice (Alpes-Maritimes), le 14 mai 2014, lors d\'une grève des taxis pour protester contre les VTC.
Un voyageur bloqué à l'aéroport de Nice (Alpes-Maritimes), le 14 mai 2014, lors d'une grève des taxis pour protester contre les VTC. (MAXPPP)

Cinq chauffeurs de taxi ont été placés en garde à vue à Nice (Alpes-Maritimes), mardi 23 juin, dans le cadre d'une enquête confiée à la sûreté départementale sur l'agression supposée d'un chauffeur UberPop. D'autres personnes, selon cette même source, sont entendues comme témoin dans le cadre d'auditions libres.

Cette enquête fait suite à une plainte déposée après l'agression, dans la nuit du 15 au 16 juin, d'un chauffeur UberPop par plusieurs chauffeurs de taxi en lutte contre l'application, qu'ils considèrent comme une concurrence déloyale.

"Tous les accès à l'aéroport sont bloqués"

En réaction à ces interpellations, les taxis niçois ont brièvement bloqué l'accès à l'aéroport international de Nice. Sur Twitter, des usagers ont rapporté qu'ils avaient été contraints de quitter les lieux à pied.

Le blocus a été levé en début d'après-midi par les forces de l'ordre, selon France 3 Côte d'Azur. Depuis le début de la semaine, les taxis niçois, en signe de protestation, ont déjà recouvert l'enseigne sur le toit de leur véhicule pour pratiquer des tarifs au forfait et sensibiliser ainsi les utilisateurs.