Uber ferait mieux "d’ouvrir les portes des négociations" selon un syndicaliste

La plateforme en ligne Uber se pourvoit en cassation et refuse de négocier un tarif minimum de course, mais pourrait se retrouver condamnée à embaucher officiellement tous ses chauffeurs. Un mauvais calcul pour Fabian Tosolini, en charge du dossier Uber pour la CFDT Transports entre 2012 et 2018.

Les VTC ont de nouveau fait entendre leur colère le jeudi 10 janvier en région parisienne.
Les VTC ont de nouveau fait entendre leur colère le jeudi 10 janvier en région parisienne. (BERTRAND GUAY / AFP)

Uber a décidé de se pourvoir en cassation contre l’arrêt rendu jeudi 10 janvier par la cour d’appel de Paris et qui estime que le lien unissant un ancien chauffeur indépendant de la plateforme et l’entreprise de réservation de voiture en ligne est bien un "contrat de travail". Uber estime à l’inverse que ses chauffeurs sont des auto-entrepreneurs et refuse de les embaucher au statut de salarié.

La grande majorité des chauffeurs ne souhaitent pas la requalification comme salariés mais veulent obtenir un tarif minimum de course pour vivre de leur activité. Pour Fabian Tosolini, en charge du dossier Uber pour la CFDT Transports entre 2012 et 2018, Uber fait un mauvais calcul. "Si Uber ne veut pas se retrouver face à une action collective et se voir finalement condamné à être une entreprise à la tête de plus de 30 000 salariés sur le territoire, prévient le syndicaliste, elle doit, dès maintenant, ouvrir les portes des négociations." Chose qu’Uber refuse depuis son arrivée en France en 2012.

C’est pourtant encore l’objet des nouvelles manifestations des chauffeurs de VTC, depuis le 10 janvier en région parisienne. Ils étaient une centaine, jeudi, dans différentes opérations escargots et certains reçus, mais en vain, au ministère des Transports.