Procès du drame d'Echirolles : une première journée difficile pour les familles des victimes

Le procès des 12 personnes soupçonnées des meurtres de Kevin et Sofiane en 2012 a débuté ce 2 novembre 2015. Les familles des victimes espèrent que l'omerta sur les responsabilités prendra fin.

FRANCE 3

Face à la cour d'assises des mineurs de Grenoble (Isère), un procès hors normes s'est ouvert ce lundi 2 novembre. La justice se penche sur les meurtres barbares de Kevin et Sofiane, deux jeunes hommes sans histoire. Le 28 septembre 2012, ils avaient été lynchés à mort par une bande dans un square d'Echirolles.

12 personnes accusées d'avoir pris part à la rixe mortelle comparaissent. Mohamed Tadbirt, le père de Sofiane, déplore de n'avoir pu s'exprimer à la barre pour cette première journée d'audience. "Il faut qu'il y ait une sanction à la hauteur du crime", déclare à France 3 Steven Noubissi, frère de Kevin.

Qui a porté les coups fatals ?

L'instruction n'a pu déterminer les responsabilités. C'est pour cette raison que la justice a retenu la notion de co-auteurs : les 12 accusés comparaissent pour meurtres. Mais qui a porté les coups fatals ? C'est ce que le procès, qui doit durer six semaines, va peut-être révéler.

"Si l'omerta qui règne sur cette affaire depuis le début reste de mise, si personne ne prend ses responsabilités et avoue être l'auteur des coups de couteau mortels, alors les 12 accusés pourraient être condamnés pour meurtres à des peines allant jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle", conclut sur place Nathalie Perez, journaliste de France 3.

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Des habitants rendent hommage à Kévin et Sophiane sur le lieu de leur agression, le 3 octobre 2012 à Echirolles, dans la banlieue de Grenoble (Isère). (FAYOLLE PASCAL / SIPA)