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Deux salariés sur trois téléphonent en conduisant

L'association Promotion et suivi de la sécurité routière en entreprise pointe les "chiffres inquiétants" de l'Ifop sur l'attitude des salariés et dirigeants lors des déplacements professionnels. 

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France Télévisions
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40% des employeurs et salariés estiment que téléphoner en conduisant n'est pas plus dangereux que parler avec son passager en conduisant. (ALE VENTURA / ALTOPRESS / AFP)

Travailler ou conduire, il faut choisir. Pourtant, il n'est pas rare que les salariés se livrent à ces deux activités en même temps. Près de deux sur trois (63%) passent ou reçoivent des appels téléphoniques lorsqu'ils conduisent lors de déplacements professionnels, révèle jeudi 15 mars un sondage Ifop pour l'association Promotion et suivi de la sécurité routière en entreprise (PSRE).  

Selon ce sondage, 41% des salariés interrogés sont amenés à conduire un véhicule dans le cadre de leur travail et seuls 20% des appels sont passés systématiquement à l'arrêt. Plus inquiétant, 40% des employeurs et salariés interrogés estiment que téléphoner en conduisant n'est pas plus dangereux que parler avec son passager.

Le kit mains libres toléré mais "dangereux"

De plus, 67% des employeurs et 58% des salariés déclarent que téléphoner à l'aide d'un kit mains libres réduit vraiment le risque de dégradation de la conduite et n'expose pas à des sanctions.

L'usage du téléphone portable au volant sans kit mains libres est puni d'une amende de 135 euros et d'un retrait de 3 points au permis de conduire. Mais "si le kit mains libres est toléré [par défaut] au niveau du code de la route, (...) son usage ou celui de l'oreillette est dangereux car l'esprit, lui, n'est pas libre", rappelle PSRE. D'ailleurs, un conducteur qui n'est pas en mesure d'effectuer "commodément et sans délai les manœuvres qui lui incombent" risque une amende de 35 euros sans retrait de points.

Les accidents de la route, première cause de mortalité au travail

Autre "idée reçue", selon l'association : 41% des chefs d'entreprise interrogés considèrent que téléphoner en conduisant n'engage que le salarié. Or "la responsabilité de l'employeur peut être pourtant recherchée en cas d'accident causé par un salarié occupé à téléphoner en conduisant, surtout lorsque la conversation est établie avec le responsable hiérarchique ou les services de l'entreprise".

Et PSRE de rappeler que les accidents de la route constituent la première cause de mortalité dans le cadre du travail (trajets domicile-travail et mission professionnelle).  

Sondage réalisé auprès d'un échantillon de 400 dirigeants d'entreprise et de 1 000 salariés par questionnaire auto-administré en ligne, du 13 au 24 janvier 2012.

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