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Cinq anciens employés de la Croix-sont renvoyés devant les assises des Yvelines pour des faits de maltraitances

C'est ce qu'a indiqué mardi l'avocat de plusieurs victimes.Ces anciens employés travaillaient dans la structure d'accueil pour jeunes handicapés de La Queue-lez-Yvelines. L'ordonnance de mise en accusation devant la cour d'assises a été rendue le 23 février, après sept ans d'instruction, selon Me Rodolfo Costantino.
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Une enseigne de la Croix-Rouge

C'est ce qu'a indiqué mardi l'avocat de plusieurs victimes.

Ces anciens employés travaillaient dans la structure d'accueil pour jeunes handicapés de La Queue-lez-Yvelines. L'ordonnance de mise en accusation devant la cour d'assises a été rendue le 23 février, après sept ans d'instruction, selon Me Rodolfo Costantino.

L'ex-directeur de l'institut médico-éducatif Christian-Lazard est accusé de non-dénonciation de crime et non-dénonciation de mauvais traitements, un veilleur de nuit est poursuivi pour viols et agressions sexuelles sur trois jeunes filles mineures et trois autres anciens salariés sont accusés de violences sur mineurs vulnérables.

Dans cette affaire, huit jeunes gens ont été victimes de maltraitances entre 1998 et 2001.

En 2001, un médecin intervenant dans cette structure, qui avait connu une "centaine de démissions en quelques années", avait signalé des maltraitances et en 2003 une information judiciaire pour viols et maltraitances avait été ouverte par le parquet de Versailles, selon Me Costantino.

"Il y avait des maltraitances diverses : un jeune garçon atteint de nanisme, qui s'exprimait par des cris et avait le vertige, avait été placé au-dessus 'une armoire pour le faire taire, des jeunes étaient forcés ou empêchés de manger et trois jeunes filles ont subi des viols de la part du veilleur de nuit", a déclaré à l'AFP Me Costantino.

"L'ancien directeur est mis en cause pour n'avoir rien fait mais il reste des zones d'ombre car les instances dirigeantes de la Croix-Rouge ont été informées de dysfonctionnements et chacun s'est renvoyé la balle entre la Croix-Rouge, le conseil régional, le conseil général", a ajouté l'avocat, en précisant qu'aujourd'hui l'établissement était géré par un nouveau directeur.

L'association de protection de l'enfance Enfance et Partage s'est constituée partie civile dans ce dossier, qui pourrait être examiné par la cour d'assises des Yvelines "au plus tôt fin 2010 ou en 2011", selon Me Costantino.

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