Des piquets réflecteurs de lumière sur les routes de campagne pour réduire le nombre d'accidents avec le gibier

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Gros gibier
Article rédigé par
Corentin M. - franceinfo
France Télévisions

En Haute-Loire, la Fédération départementale des chasseurs a décidé de tester un nouveau dispositif pour réduire les collisions entre automobilistes et gros gibier. #IlsOntLaSolution 

On se souvient tous d’un soir où, en rentrant sur une route de campagne, un animal fait son apparition au milieu de la voie avant de s’enfuir en courant dans les bois. Mais parfois l’anecdote ne se termine pas toujours bien et l’impact entre la voiture et la bête est inévitable. Ces collisions, dangereuses pour les automobilistes comme pour l’animal, les chasseurs de Haute-Loire ont décidé de les limiter autant que possible.

De curieux piquets gris et rouges

Depuis quelques jours, les automobilistes qui circulent sur deux tronçons de ce département ont la surprise de croiser de curieux piquets gris et rouges installés sur le bord de la route.
En tout ce sont 138 petits poteaux réflecteurs qui ont été positionnés tous les 10 à 20 mètres sur environ 1 km de route départementale.
“Quand ces réflecteurs vont être éclairés par les phares des voitures, cela va créer une sorte de flash lumineux qui va avoir tendance à stopper les animaux et ainsi les empêcher de franchir la chaussée au moment du passage des véhicules la nuit”, détaille Patrice Vicat, le technicien cynégétique.

Parce que ces collisions se produisent principalement la nuit, au printemps et à l’automne, ce dispositif ,qui a déjà fait ses preuves en Haute-Savoie et dans l’Ain, devrait permettre de réduire drastiquement le chiffre de 200 collisions annuelles recensées en Haute-Loire, principalement avec des chevreuils.
Les deux tronçons n’ont pas été choisis au hasard. C’est une étude des zones de fort impact entre gibiers et voitures menée pendant plus d’un an, qui a permis de désigner les territoires expérimentaux. Louis Garnier, le président de la Fédération des chasseurs de Haute-Loire, explique la typologie des lieux où se produisent les accidents : “Cela arrive surtout dans les zones comme ici, avec de grandes lignes droites au milieu des bois. Les gens ont tendance à rouler extrêmement vite et l’animal ne regarde pas la voiture et il est peut-être même attiré par les phares, ce qui le pousse à traverser.”

En plus de ces piquets, la Fédération régionale des chasseurs d'Auvergne-Rhône-Alpes rappelle l'existence de Vigifaune, un site internet et une application gratuite, permettant de signaler les animaux que l'on croise et à quel endroit. Le but est d'identifier les routes les plus accidentogènes et de mettre en place des mesures pour réduire les collisions.

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