Chasse à courre : les associations de défense des animaux vent debout après un incident dans l'Oise

À Chantilly (Oise), une meute de chiens a poursuivi mardi 12 janvier un cerf dans le centre-ville dans le cadre d'une chasse à courre. Les associations dénoncent "une pratique qui doit disparaître".

C’est une pratique qui est régulièrement décriée. Mardi 12 janvier, un cerf a été poursuivi par une meute de chiens en plein centre-ville de Chantilly (Oise) dans le cadre d’une chasse à courre. L’animal s’est alors refugié dans la gare SNCF de la ville, jusque sur la voie ferrée. Des pompiers ont été appelés pour tenter de l’immobiliser, notamment avec des fléchettes tranquillisantes, en vain. Le cerf a fini par se sauver lui-même. Mais le trafic a été interrompu et 51 trains sont restés bloqués pendant deux heures.

Les associations demandent l'interdiction de la chasse à courre

La chasse à courre est régulièrement dénoncée par les associations de protection des animaux. "Quand on lâche 40 ou 50 chiens dans la nature avec des routes, des lotissements, des zones urbanisées, ça va forcément arriver, rétorque Stanislas Broniszewski, porte-parole d’Ava France. Cette pratique n’est pas adaptée à notre époque, elle doit disparaitre".

L’organisation a demandé à la mairie de prendre un arrêté, tandis que le directeur de la communication de la Société de Vénérie, Antoine Gallon, réfute ces arguments. "Il suffirait d’une fois pour qu’on annule 18 000 chasses à courre, qu’on interdise la passion de dizaines de milliers de pratiquants. C’est une vision idéologique que je ne partage pas", a-t-il conclu.  

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