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Brice Hortefeux veut mettre en avant au niveau européen son projet de renforcement de sécurité aérienne

Ce projet concerne notamment le contrôle de l'identité des passagers, écrit le Figaro, à paraître mardi.Le ministre français de l'Intérieur espère obtenir la coopération des pays de l'Union pour que toutes ces mesures deviennent effectives rapidement, après l'attentat déjoué du vol Amsterdam-Détroit, ajoute le quotidien.
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Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Co-développement (AFP / Alain julien)

Ce projet concerne notamment le contrôle de l'identité des passagers, écrit le Figaro, à paraître mardi.

Le ministre français de l'Intérieur espère obtenir la coopération des pays de l'Union pour que toutes ces mesures deviennent effectives rapidement, après l'attentat déjoué du vol Amsterdam-Détroit, ajoute le quotidien.

Ce plan se déclinerait en quatre axes, entre renforcement de mesures existantes et innovations en terme de contrôles concernant aussi bien les pays que les compagnies aériennes.

Brice Hortefeux a décidé, sans attendre, que, à compter du 1er janvier 2010, les compagnies aériennes qui négligent ou refusent de transmettre à l'avance aux autorités françaises la liste de leurs passagers seront systématiquement verbalisées par la police aux frontières, affirme le quotidien. Elles devront s'acquitter d'une amende de 50.000 euros. Les pays concernés étaient alors le Yémen, la Syrie, le Pakistan, l'Iran et l'Afghanistan et la liste a été étendue depuis le 19 février à l'Algérie et au Mali.

Brice Hortefeux envisage d'inclure d'autres pays en s'inspirant d'une liste définie par l'Unité de coordination et de lutte antiterroriste. Au total, les compagnies de 30 pays seraient contraintes de livrer les informations sur les personnes voyageant à destination de la France.

Autre mesure: les données des passagers seraient transmises dès la réservation des billets, et non plus au moment de l'embarquement.

Les "kamikazes" comme Richard Reid ou le Nigérian du vol 253 prennent toujours des vols en correspondance, qui ne sont pas concernés par l'obligation d'information sur les passagers. Paris milite donc pour que les données transmises concernent également toutes les personnes qui ont pu transiter par un pays ami et les Européens devront apprendre à communiquer entre eux.

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