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Amiens. "Aucune faute" de la police pendant les violences

Ce sont les conclusions d'une enquête administrative au sujet de l'intervention policière qui a eu lieu la veille de violents heurts entre jeunes et forces de l'ordre à Amiens-Nord.

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France Télévisions
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Des policiers patrouillent dans les rues d'Amiens (Somme), le 16 août 2012, après les violents heurts dans les quartiers d'Amiens-Nord. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

AMIENS - Les policiers n'ont commis "aucune faute" lors de leur intervention le 12 août, la veille de violents heurts entre jeunes et forces de l'ordre à Amiens-Nord, selon les conclusions d'une enquête administrative transmises mercredi 19 septembre par la préfecture de la Somme. "A la lecture des résultats de cette enquête, le préfet relève qu'aucune faute n'a été commise à l'occasion de cette opération", indique la préfecture, confirmant ainsi les premiers éléments de cette enquête publiés le 23 août, fondés sur les seules déclarations des policiers.

Pourquoi cette enquête ?

La préfet de la Somme avait demandé au directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) de diligenter une enquête administrative pour faire la lumière sur cette opération de police. Celle-ci avait été jugée "excessive" par des riverains réunis à proximité pour une cérémonie de deuil en hommage à un jeune d'Amiens-Nord mort trois jours plus tôt dans un accident de moto.

Après l'interpellation d'un automobiliste qui roulait à contresens, "justifiée" selon la préfecture, des policiers avaient "été pris à partie par un groupe de personnes armées de manches en bois et jetant des projectiles", et avaient fait usage notamment de gaz lacrymogènes pour se dégager. Un homme de 27 ans a été condamné le 12 septembre à huit mois de prison, dont quatre ferme, pour "participation à un attroupement armé" lors de cette cérémonie de deuil.

Cette intervention du 12 août avait fait office de détonateur pour les violents affrontements de la nuit suivante, qui avaient fait dix-sept blessés chez les policiers et des millions d'euros de dégâts dans le quartier d'Amiens-Nord.

Comment s'est déroulée l'enquête ?

La préfecture avait lancé un appel pour recueillir le témoignage des riverains, mais "en l'absence de dépositions spontanées", six personnes avaient été convoquées par le DDSP, comme le rapporte France 3 Picardie.

"Seules trois personnes ont accepté de déposer, parmi lesquelles aucune n'a apporté de témoignage direct sur le déclenchement des faits", selon la préfecture de la Somme. "Aucune information nouvelle n'est donc de nature à modifier les premières conclusions de l'enquête", a-t-on ajouté de même source.

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