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Voiture de police incendiée à Paris : Antonin Bernanos va être remis en liberté

L'homme soupçonné d'avoir brisé la vitre arrière d'un véhicule de police en mai 2016 va être libéré mardi. Il était en détention provisoire depuis 10 mois à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne).

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Radio France
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Une voiture de police avait été incendiée en marge des manifestations de policiers contre "la haine anti-flic" en mai 2016. (? CHARLES PLATIAU / REUTERS / X00217)

Après dix mois de détention provisoire, Antonin Bernanos va être remis en liberté, mardi 28 mars, pour être placé sous contrôle judiciaire, a appris franceinfo auprès de l'un de ses avocats. Cet étudiant en sociologie de 22 ans est soupçonné d'avoir contribué à incendier un véhicule de police en marge d'une manifestation des forces de l'ordre contre la "haine anti-flic". 

La chambre de l'instruction a décidé d'autoriser sa sortie de prison. Le juge des libertés et de la détention avait ordonné sa libération et son placement sous contrôle judiciaire à trois reprises. Mais, à chaque fois, le parquet avait fait appel et obtenu qu'il reste en prison. 

Témoignage anonyme d'un policier infiltré

L'arrestation d'Antonin Bernanos remonte au mois de mai 2016. Il fait partie des huit personnes mises en examen pour tentative de meurtre sur policiers et destruction et violences en bande organisée. 

Il est soupçonné d'avoir brisé la vitre arrière de la voiture de police à l'aide d'un plot arraché du trottoir. Il a été arrêté sur la base d'un témoignage anonyme, celui d'un policier infiltré.

"Aucun élément de preuve"

L'enquête devra démontrer si Antonin Bernanos était présent sur les lieux de l'incendie, et s'il a bien mis en danger la vie des policiers. Ses parents ont dénoncé une mécanique policière et judiciaire. Antonin Bernanos était connu pour faire partie de la mouvance antifasciste.

On peut se poser la question, légitimement, de savoir si la détention provisoire n'a pas été mise en oeuvre pour sanctionner leurs idées. 

Geneviève, mère d'Antonin Bernanos

à franceinfo

"Aucun élément de preuve aujourd'hui n'est apporté dans ce dossier", a regretté sa mère sur franceinfo. "Ils ont été désignés par un témoignage anonyme qui s'est avéré être un policier, parce qu'ils étaient militants, parce qu'ils participaient à des manifestations." a-t-elle conclu.

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