Violences à Dijon : quatre nouvelles interpellations

Violences, trafic de drogue, détention d'armes... Des mises en examen et des condamnations sont déjà tombées dans la foulée du violent règlement de comptes qui a eu lieu en juin et qui a impliqué des membres de la communauté tchétchène et des dealers.

Les policiers ont mené plusieurs raids dans le quartiers des Grésilles à Dijon après les violences qui ont eu lieu du 12 au 15 juin 2020.
Les policiers ont mené plusieurs raids dans le quartiers des Grésilles à Dijon après les violences qui ont eu lieu du 12 au 15 juin 2020. (ALIX BERTHIER / AFP)

Quatre nouvelles personnes ont été interpellées mercredi dans le cadre de l'enquête sur les violences survenues à Dijon du 12 au 15 juin, rapporte jeudi 9 juillet France Bleu Bourgogne. Dans le cadre de cette enquête, plusieurs autres personnes sont déjà mises en examen pour violences urbaines.

Les violences aux Grésilles et à Chenôve, en proche banlieue de Dijon, avaient eu lieu après une série d'actions de représailles lancées par des membres de la communauté tchétchène, qui voulaient se venger de l'agression d'un adolescent qu'ils imputent à des dealers des Grésilles. L'enquête a aussi conduit à l'interpellation et à la condamnation de plusieurs personnes, notamment pour trafic de drogue ou détention d'armes.

Déjà deux condamnations

Vendredi 26 juin 2020, deux Dijonnais ont été condamnées devant le tribunal correctionnel de la ville, rapportait France Bleu Bourgogne, un de 20 ans qui a écopé de six mois de prison, une peine assortie d'une assignation à domicile qu'il effectuera sous surveillance électronique et un de 51 ans, qui a été condamné à six mois de prison avec sursis. Tous les deux avaient été interpellés lundi 22 juin lors d'une opération de grande ampleur des forces de l'ordre dans le quartier des Grésilles. Onze autres personnes étaient poursuivies en correctionnelle, certains pour "trafic de stupéfiants", d'autres pour "participation à un attroupement armé avec dissimulation du visage." D'autres interpellations ont eu lieu lors d'autres opérations de police, notamment le 24 juin.