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Soupçons de viol au 36 quai des Orfèvres : le contenu embarrassant des téléphones des policiers

Deux policiers sont mis en examen dans cette affaire, le troisième est placé sous le statut de témoin assisté. 

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France Télévisions
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Le mythique 36 quai des Orfèvres à Paris, le 2 août 2014. Une touriste canadienne accuse des policiers de l'avoir violée dans ces locaux, en avril. (MAXPPP)

Ils sont soupçonnés d'avoir violé une Canadienne de 34 ans, en avril, mais nient en bloc. Toutefois, les expertises des téléphones des trois policiers mis en cause dans cette affaire pourraient bien embarrasser leurs propriétaires, rapporte Europe 1, jeudi 6 novembre. D'après la radio, les fonctionnaires ont fait le ménage dans leurs téléphones respectifs, au lendemain des faits. Plusieurs photos et vidéos ont en effet disparu.

L'un des policiers a notamment effacé un message explicite, envoyé à un de ses collègues : "C'est une partouzeuse, dépêche !" Son destinataire est arrivé quelques minutes plus tard au "36", où il aurait tourné une vidéo, qui s'est elle aussi évaporée, affirme la radio. Le policier évoque "une possible erreur de manipulation" pour expliquer cette disparition. Une excuse donnée aussi par le troisième fonctionnaire. L'analyse de son mobile montre que des photos et vidéos prises dans la soirée, ainsi que le journal de ses appels, ont disparu. 

La radio rappelle que la plaignante avait indiqué avoir entendu le bruit d'un déclenchement de téléphone. Repartie au Canada, elle n'a toujours pas été entendue par les juges. 

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