Vidéos de dealers à Grenoble : une opération de police menée dans le quartier du Mistral

La première, devenue virale comme la seconde depuis lundi, met en scène sept hommes, cagoulés et parfois munis d'armes en apparence réelles, faisant le guet autour d'un point de deal.

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France Télévisions
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Le quartier du Mistral, à Grenoble (Isère), le 7 avril 2020. (MAXPPP)

Une opération de police a été menée, dans la soirée du mercredi 26 août, dans le quartier du Mistral à Grenoble (Isère), où une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux a montré des dealers encagoulés et lourdement armés sur un point de vente. Gérald Darmanin avait annoncé le début de l'intervention sur Twitter. "Sur mon instruction directe, une opération est en cours dans le Mistral, à Grenoble", écrit le ministre de l'Intérieur, assurant que "l'État s'imposera face à l'ensauvagement d'une minorité de la société".

Des policiers étaient toujours postés à l'une des entrées du quartier après l'opération, achevée peu après 21 heures. Le bilan est resté maigre avec une cinquantaine de contrôles, mais aucune interpellation ni saisie à signaler, selon la préfecture.

"Ce sont des opérations que nous faisons régulièrement", a déclaré sur place à BFMTV le préfet de l'Isère, Lionel Beffre. "Depuis le début de l'année, nous avons fait 160 interpellations dans ce quartier", a-t-il ajouté. Mais après la diffusion des vidéos, "il était important de réaffirmer l'autorité de l'Etat sur ce territoire", a poursuivi le préfet. "Il n'appartient pas à quelque groupe que ce soit de faire la loi, ça appartient aux forces de l'ordre."

Un quartier très touché par le trafic de stupéfiants

Le parquet de Grenoble a ouvert une enquête après la diffusion de vidéos tournées dans le quartier Mistral, très touché par le trafic de stupéfiants. La première, devenue virale comme la seconde depuis lundi, met en scène sept hommes, cagoulés et parfois munis d'armes en apparence réelles, faisant le guet autour d'un point de deal, près d'une aire de jeux, où se dirige un homme s'apparentant à un consommateur.

Le quartier est qualifié dans l'autre vidéo de "capital (sic) du stup": on y voit cinq hommes autour d'une table couverte, à première vue, de paquets de friandises qui contiennent très probablement des produits stupéfiants.

"Impressionner d'éventuels ennemis ou clans rivaux"

"Inadmissible", avait réagi lundi sur Twitter le procureur de la République à Grenoble, Éric Vaillant. Cela "renforce, si besoin est, la détermination du parquet de Grenoble à lutter contre les trafiquants de stupéfiants", ajoutait-il. Pour le magistrat, il est "probable que ces images aient pour objectif d'impressionner d'éventuels ennemis ou clans rivaux qui ambitionneraient de s'approprier ce point de deal dans la guerre de territoires et de pouvoir qui opposent les trafiquants actuellement", a-t-il expliqué au quotidien régional Le Dauphiné Libéré.

Plusieurs règlements de comptes ont eu lieu depuis le début de l'été dans l'agglomération. Le 2 août, un homme de 29 ans en liberté conditionnelle a été abattu en pleine rue à Grenoble. Deux jours plus tard, un guet-apens à Eybens faisait un mort et un blessé par balles. L'auteur présumé des tirs a été interpellé depuis dans le Var et incarcéré en Isère.

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