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Vidéo Comment fonctionnent les vastes collectes d'ADN ?

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MARC DE CHALVRON - FRANCE 2
Article rédigé par
France Télévisions

Ces mesures exceptionnelles, comme celle qui doit avoir lieu au lycée Fénelon de La Rochelle après le viol d'une élève de 16 ans, sont strictement encadrées par la loi.

La justice a ordonné, samedi 12 avril, une gigantesque collecte d'ADN masculin après le viol d'une élève de 16 ans dans les toilettes du lycée privé Fénelon, à La Rochelle (Charente-Maritime). Quelque 527 hommes majeurs et mineurs sont concernés.

Il s'agit d'une mesure exceptionnelle. Mais pas une première. Le cas le plus emblématique est celui de l'affaire Caroline Dickinson. En août 1997, tous les hommes de la ville de la ville de Pleine-Fougères sont invités à se soumettre à un prélèvement d'ADN. Au total, 3 600 tests sont réalisés.

Refuser le prélèvement peut conduire à une garde à vue

La loi est claire : le prélèvement se fait sur la base du volontariat. Mais un refus peut amener à une garde à vue qui permet de réaliser le prélèvement malgré tout. "Tout refus serait suspect" et pourrait déboucher "sur une garde à vue, voire une perquisition" pour obtenir le prélèvement, a averti la procureure de la République.

Les prélèvements sont ensuite détruits lorsque les personnes sont mises hors de cause. Aucun risque donc que des innocents se retrouvent dans les fichiers de la police.

En France, le recours à cette méthode de prélèvements massifs n'a encore jamais permis de résoudre directement une affaire. Mais elle permet toutefois d'écarter certaines pistes et d'orienter l'enquête.

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