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Versailles : un vendeur à la sauvette renversé par la police, l'IGPN saisie

Ce Sénégalais de 58 ans a succombé à ses blessures lundi soir dans un hôpital parisien.

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France Télévisions
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Un vendeur à la sauvette devant les grilles du château de Versailles (Yvelines), le 13 avril 2017. (MAXPPP)

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête pour "homicide involontaire" après la mort d'un vendeur à la sauvette renversé par un véhicule de police non loin du château de Versailles (Yvelines), rapporte l'Agence France-Presse dimanche 6 mai. 

Dimanche 29 avril, Ismaëla Deh, qui vendait sans autorisation des souvenirs bon marché à la foule de touristes qui afflue tous les jours devant les grilles du château, a pris la fuite en courant pour échapper à un contrôle d'identité. Poursuivi par deux fonctionnaires à pied et par un fourgon dans une rue non loin du château, il a "traversé la route subitement" devant le véhicule qui n'a pas pu l'éviter, selon la police.

Ce Sénégalais de 58 ans a succombé à ses blessures le lendemain soir dans un hôpital parisien.

"Il faut que justice soit faite"

Ismaëla Deh avait commencé à vendre sur la place d'Armes, devant le château de Versailles, depuis "deux, trois mois", estiment d'autres vendeurs interrogés par l'agence de presse. Selon sa sœur, Aïssata, il était en France depuis dix-huit ans mais n'avait pas de titre de séjour. Il a longtemps été plongeur dans des restaurants, faisant des allers-retours saisonniers entre Cannes et Mantes-la-Jolie (Yvelines) où vit sa famille depuis quarante ans, dit-elle.

Marié, il était père de huit enfants au Sénégal. "La France a tué leur père", s'emporte sa sœur, "très en colère". "Un enfant de tirailleur sénégalais tué en France, c'est une honte pour la France", lance-t-elle. "Il faut que justice soit faite".

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