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Attaque à Londres : le meurtrier présumé "était en pleine possession" de ses moyens

Une femme de 48 ans a sauté du bus lorsqu'elle a vu le soldat britannique allongé sur le sol. Elle témoigne dans le "Daily Telegraph".

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France Télévisions
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Capture d'écran d'une vidéo d'un des deux agresseurs d'un soldat britannique, égorgé le 22 mai 2013 dans le quartier de Woolwich, à Londres. (THE SUN / AFP)

Elle n'a pas hésité à s'interposer. Ingrid Loyau-Kennett, une chef scoute âgée de 48 ans, a raconté, jeudi 23 mai dans le Daily Telegraph (en anglais), comment elle avait discuté avec les deux hommes suspectés d'avoir égorgé un soldat britannique. Cette mère de deux enfants voyageait dans un bus londonien quand elle a assisté à la scène. Selon le quotidien, elle a d'abord accouru après avoir aperçu la victime étendue sur le sol et a tenté de prendre son pouls.

Elle a alors remarqué l'arsenal composé notamment de couteaux et d'un revolver. "Quand je me suis relevée, il y avait cet homme noir [...], il avait ce qui ressemblait à des outils de boucher et une petite hache, pour couper les os, et deux grands couteaux." Déboussolée, Ingrid Loyau-Kennett engage toutefois la conversation avec lui. "J'ai pensé qu'il valait mieux que je lui parle avant qu'il attaque quelqu'un d'autre."

"Pas drogué, ni alcoolique ou saoul"

"Je lui ai demandé si c'était lui qui avait fait ça et il a répondu 'oui'. Je lui ai demandé 'pourquoi ?'", poursuit-elle. La quadragénaire décrit également l'état d'esprit de l'homme. Selon elle, "il n'était pas drogué, ni alcoolique ou saoul, il était juste ébranlé, bouleversé. Il était en pleine possession de ses décisions et prêt à tout ce qu'il voulait". 

Elle s'est ensuite approchée du second suspect et lui a demandé de rendre ses armes, en attendant la police. Et d'expliquer : "J'ai pensé que c'était mieux qu'elles soient pointées vers une personne comme moi plutôt que vers quiconque au moment où des enfants commençaient à quitter l'école."

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