Trois mises en examen après l'agression d'un policier à Lyon

Dans la nuit de samedi à dimanche, le policier avait reçu plusieurs coups d'une dizaine d'agresseurs lui occasionnant "plusieurs fractures à la cheville, une luxation du talon d'Achille et de nombreuses ecchymoses sur tout le corps". 

Un groupe de policiers à Valence (Drôme), le 11 juin 2020. 
Un groupe de policiers à Valence (Drôme), le 11 juin 2020.  (NICOLAS GUYONNET / HANS LUCAS / AFP)

Trois personnes, dont deux adolescents, soupçonnées d'avoir agressé un policier à Lyon (Rhône) alors qu'il rentrait chez lui avec sa compagne, ont été mis en examen pour "violences volontaires", a indiqué mercredi 17 juin le parquet de Lyon.

Il s'agit d'un majeur et de deux mineurs, de 14 et 17 ans, jusqu'à présent inconnus des services de justice. Le majeur et le mineur de 17 ans ont été placés en détention provisoire. 

Ils ont été mis en examen pour "violences volontaires avec arme et en réunion ayant entraîné une ITT supérieure à 8 jours sur une personne dépositaire de l'autorité publique et violences volontaires en réunion sur le conjoint d'une personnes dépositaire de l'autorité publique à raison des fonctions de cette dernière"

Plusieurs fractures à la cheville 

Les faits se sont déroulés dans la nuit de samedi à dimanche vers 4 heures du matin. Le policier, en civil et accompagné de sa compagne, raconte avoir manqué de se faire percuter par un véhicule, avant de se faire insulter par son conducteur et son passager, le traitant de "sale flic".

Après un premier échange de coups, les deux agresseurs présumés sont allés chercher une dizaine d'autres personnes pour frapper le policier, selon le parquet. Le policier présente "plusieurs fractures à la cheville, une luxation du talon d'Achille et de nombreuses ecchymoses sur tout le corps" et s'est vu prescrire une incapacité totale de travail de 45 jours. Sa compagne a aussi reçu un coup à la clavicule (ITT de 3 jours).

Les trois mis en examen reconnaissent "leur présence sur les lieux de l'agression tout en minimisant leur participation et en contestant avoir connu la qualité de policier de la victime", a souligné le procureur Nicolas Jacquet.