Kenya : un nouveau bilan fait état de 147 morts après l'attaque d'une université

Les shebabs, branche somalienne d'Al-Qaïda, auteurs de la prise d'otages qui avait fait 67 morts en septembre 2013 dans un centre commercial de Nairobi, ont revendiqué l'attaque. 

Des soldats kenyans déployés aux alentours de l\'université de Garissa (Kenya), photographiés avec un téléphone portable, le 2 avril 2015. 
Des soldats kenyans déployés aux alentours de l'université de Garissa (Kenya), photographiés avec un téléphone portable, le 2 avril 2015.  (REUTERS)

Des islamistes somaliens shebab ont ouvert le feu, jeudi 2 avril, à l'université de Garissa, dans l'est du Kenya. Au moins 147 personnes sont mortes pendant cette attaque menée contre ce campus situé à environ 150 km de la frontière somalienne, selon un nouveau bilan du Centre national de gestion des catastrophes (NDOC). Il s'agit essentiellement d'étudiants.

L'opération menée par les forces kényanes de sécurité pour reprendre le contrôle de l'université, prise d'assaut à l'aube, est "terminée (et) les quatre terroristes ont été tués", a ajouté le NDOC, près de 16 heures après le début de l'attaque. Un précédent bilan officiel faisait état d'environ 70 morts.

Plus de 500 personnes évacuées

Au moins 79 personnes ont en outre été blessées, a annoncé le ministère de l'Intérieur. Selon ce dernier, "587 personnes ont été évacuées" de l'université. Il n'a pas été précisé si ces 500 étudiants figuraient parmi les otages que les shebab disaient détenir ou s'il s'agissait d'étudiants cachés durant l'attaque.

Selon le chef de la police kenyane dans un communiqué, les assaillants ont "ouvert le feu aveuglément à l'intérieur du campus". L'attaque a été revendiquée, dans la journée, par le mouvement somalien des shebabs, une branche d'Al-Qaïda, qui a juré de venger l'intervention kenyane en Somalie. Il avait notamment revendiqué la prise d'otages qui a fait 67 morts en septembre 2013 dans un centre commercial de Nairobi, la capitale kenyane. 

REUTERS et APTN

Le porte-parole du mouvement pour les opérations militaires, Cheikh Abdiasis Abou Mousab, a confirmé que des personnes étaient prises en otages dans l'établissement. "Nous avons trié les gens et libéré les musulmans. Il y a beaucoup de cadavres de chrétiens dans le bâtiment. Nous en retenons aussi beaucoup qui sont toujours en vie. Les combats se poursuivent à la faculté", a-t-il déclaré à Reuters.