Attentat à Strasbourg : Christophe Castaner dénonce la revendication "totalement opportuniste" de Daech

En duplex depuis Strasbourg (Bas-Rhin), le journaliste Clément Le Goff fait le point sur le travail des enquêteurs, qui vont devoir retracer les dernières heures de Cherif Chekatt avant qu'il ne soit abattu, jeudi 13 décembre au soir, afin de savoir s'il a pu bénéficier de complices.

France 2

Sait-on si Cherif Chekatt, abattu jeudi 13 décembre au soir par la police à Strasbourg (Bas-Rhin), a pu bénéficier de complicité, ou s'il s'agissait là d'un homme seul ? "C'est précisément ce que cherchent en ce moment à déterminer les enquêteurs. Ils tentent de reconstituer minute par minute ces 48 heures de cavale. Où a-t-il dormi ? Comment s'est-il nourri ? Ce qui est certain, c'est que le quartier du Neudorf, il le connaissait par cœur. Il y a grandi, il y a été scolarisé. Il connaissait chaque recoin de la zone industrielle, jusqu'au quartier pavillonnaire", indique le journaliste Clément Le Goff, en duplex depuis la capitale alsacienne.

Aucune preuve formelle d'une allégeance à l'État islamique

"Deux nouvelles personnes ont été placées en garde à vue dans la nuit de jeudi à vendredi 14 décembre. Selon le procureur, il s'agit d'un couple de l'entourage proche de Cherif Chekatt, mais rien ne dit à ce stade qu'ils ont été complices", ajoute-t-il. L'organisation État islamique a fait savoir que Cherif Chekatt était un de ses soldats. Une revendication "totalement opportuniste", selon les mots du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, vendredi matin. "Il faut dire que l'État islamique a attendu sa mort pour revendiquer l'attaque. Puis, sur lui, les enquêteurs n'ont retrouvé qu'une carte bancaire, une carte d'identité et quelques euros. Quant à son domicile, des écrits avaient bien été retrouvés, mais rien ne dit que c'était une allégeance à l'État islamique, selon des sources proches de l'enquête", conclut le journaliste.

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Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, lors d'un point presse après la fusillade à Strasbourg (Bas-Rhin), le 12 décembre 2018. (CHRISTOPH DE BARRY / HANS LUCAS / AFP)